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 [Perlamby] Darling you're just soaking in it

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B. Perle de Béziade

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Messages : 7
Date d'inscription : 23/02/2016

MessageSujet: [Perlamby] Darling you're just soaking in it   Mar 23 Fév - 20:56

Darling you're just soaking in it - samedi 12 sept. 1970
Think I just remembered something, I think I left the faucet running. Darling you're just soaking in it but I know you'll get out the minute you notice all your fingers pruning up... I'm tired of being careful, tiptoe, trying to keep the water warm. Let me under your skin uh-oh there it goes, I said too much it overflowed. Why do I always spill ?
Un fragment de matinée, de souvenir d’été, une pensée écrasée dans un poing de la taille de son agitateur, les ongles se plantant, serres acérées, quatre croissants ascendants entre les trainées de vie, flexion palmaire d’une ire bridée. Les nerfs devenus lyre que la nervosité et l’irritation tendaient, Apollon pinçant les cordes à son rythme aortique tandis que les talons féminins semblaient s’ailer des marques de son premier détenteur. Raison, clarté, ordre, autant d’attributs de la déité musicale dont elle ne disposait pas et en semblait tout particulièrement dépourvue à sa vue. « Perle ? », messager d’une attention qu’il ne lui avait plus portée. Elle filait, étoile, incapable de dévier de sa trajectoire, prête à entrer en collision avec un cosmos dont elle était devenue étrangère. Se désagrégerait-elle à son contact si le noble ne s'écartait pas de son chemin ou se contiendrait-elle afin d'exploser sur d'autres terres ? Un cœur qui ne réussissait guère à rester comète, traînant toutefois une chevelure d’espérances d’avoir effleuré d’autres horizons à leur relation. Elle le savait au fond, le de Clermont-Tonnerre avait toujours eu un goût certain pour les cieux dévorés, les lignes défaillantes qu’il cherchait à retracer, les vastes distances, l’inaccessible dont il se laissait régir, le silence de l’espace ne répondant pas aux questionnements. Représentation de l’Absurde, littéraire et existentiel. Peut-être trouverait-il un jour un quelconque intérêt à son myocarde, météorite endommagée, surface impactée et ses poussières ou la regarderait-il simplement s’écraser, éternel contemplateur d’un décor céleste dont il refusait de devenir acteur, ne trouvant visiblement de légitimité qu’à observer, spectateur. Il en serait presque aisé de croire qu’au mois de juillet de cette année un alignement des planètes couplé à une occultation de Saturne par la lune et une éclipse totale solaire s’étaient agencés dans le vide spatial de ses actions. Un peu plus et c’en était la fin du monde ou simplement celle de leur amitié. « Perle… », la serinait-il afin de l’immobiliser et l’intéressée n’aurait su dire ce qui lui paraissait le plus pathétique entre la pitié éprouvée pour cette interpellation alors qu’elle se devait de lui en vouloir ou l’absence volontaire de réponse qu’elle lui octroyait dans le seul - et unique - but de lire une nouvelle fois son prénom d’usage sur ses muqueuses dessinant de leur architecture régulière le fondement de l’attirance où les syllabes sonnaient ironiquement d’une façon tout à faire repoussante remord ou regret. Sa figure lui épargnait un air revêche pour une indifférence feinte plutôt réussie, si elle ne portait un turquoise réglementaire, elle avait tout d'une camarade de saison du Hiemes, leur absence caractéristique d’expression sur le faciès. Eludant ses autres tentatives d’accepter sa compagnie et de daigner lui accorder quelques minutes après avoir été délaissée toutes les vacances – voire même allègrement abandonnée - en le dépassant sans autre gêne que celle pouvant être éprouvée par deux individus s’étant à moitié avoué leur sentiments, n’ayant plus échangé depuis et se retrouvant soudainement dans une embarrassante proximité, la flavescente sentit le mécontentement de la carpette sous ses pas pressés, prête à la faire chuter si elle la froissait par affront de cavaler afin de rejoindre le Vestibule. Ouvrant l’accès du hall d’entrée, ne tenant pas le pan derrière elle, la de Béziade lui flanqua littéralement le passage, porte au nez, dévalant le perron du Seuil s’abaissant vers la Cour d’Honneur sans grande considération pour l’interdiction de courir, marchant sur les mots censés la retenir. L’Aestas fut finalement arrêtée par la constriction d’un muscle, infligeant, affligeant à cou et cœur une même pression. D'un timbre désobligeant, elle vitupéra : « Lâche-moi ! Qu’est-ce que tu crois ? Qu’il te suffit de m’attraper le bras pour que les choses se passent comme tu le désires ? », une bien maladroite manière de lui rappeler son comportement au château monégasque, pendant qu’elle décorait sa dextre de ses perles, s’imaginant bêtement, fixant son emprise, trouver refuge toute entière dans sa paume, elle qui était si infime sous ses doigts, pour qu’il referme ses phalanges sur son être, un exil à son emportement, « Pourquoi est-ce qu’on attendrait pas la rentrée prochaine afin de communiquer ? Ça ne semblait pas te déranger outre mesure ces dernières semaines ! », l’épinglait-elle de mots et mirettes, ne s’attendant aucunement à se faire agrafer à son tour.

« Ah les jeunes gens, vous tombez fort bien » , l’apparition des mèches safran de la cuisinière mit prestement fin à leur algarade. Une fossette lui grignotait la joue laiteuse de les avoir surpris en conflit, parsemée de cannelle devenue bombée d’amusement, « Il y a d’autres façons de laver du linge sale qu’en public vous savez… » , Madeleine avait approché de fausse confidence son menton en profiterole nappé d’un sourire avant de charger le bourguignon d’un panier débordant de vêtements à nettoyer, « Ça, c’est pour le grand gaillard » - Phéme lui aurait préféré le qualificatif de dadais s’il ne se trouvait muselé dans un bracelet et quand bien même son avis n’était en rien demandé, ni nécessaire, bien que la maîtresse y verrait une part de véracité - « Et le reste pour vous, demoiselle » Une petite corbeille, emplie de produits d’entretien que la jeune noble n’avait pas eu loisir d’utiliser jusque lors, fichée entre les mains, un rire jaune lui échappa qu’elle détourna en exclamation d’un divertissement postiche,   « Pensez à accrocher correctement les habits, avec les pinces, le vent automnal a de quoi soulever des jupes cette rentrée ! Et les sous-vêtements éparpillés dans la Cour de s’être élancés depuis la Blanchisserie feraient désir ou désordre » Perle pouffa cette fois-ci plaisamment à visualiser cette potacherie jusqu’à reprendre un sérieux qui n’était le sien de se dire que Lambert y verrait une occasion toute rêvée de cette présence enchaînée pour se laver d’excuses de sorte à ne plus avoir à assumer un comportement qu’elle lui fantasmait.   « Allons, avec l’énergie que vous avez à revendre vous finirez juste à temps pour profiter du déjeuner que je m’en vais préparer. A moins que vous ne préfériez le savon à mon Saint-Honoré… Je me situe juste en-dessous dans la Tambouille si vous avez besoin de quoi que ce soit ou n’arrivez pas à vous défaire d’une tâche récalcitrante sur une culotte, vous savez où me trouver… Allez zou filez maintenant, j’ai des oignons grelots à émincer moi » , qu’elle leur exposa, les amenant à la suivre bon gré mal gré jusqu’à la Chapelle, une paire de clefs soulevant le pêne activant la gâche de déverrouillage du temple de la lessive les initiant à un escalier en colimaçon, circonvolutions que l’étudiante en arts et lettres le laissa emprunter de bienséance ou galanterie forcée en premier – à ce propos Phéme trouvait toujours de quoi détourner les usages aristocratiques coincés, voyant dans cette convenance d’un autre temps impliquant qu’un homme ait à monter les marches avant une femme, à laquelle sa sorcière avait été astreinte et qu’il avait déjà pu observer il y a quelques siècles de cela avec sa presque chère de Rabutin-Chantal, qu’un incontestable matage des miroirs féminins de l'âme sur ce qui se posait, masculin, parfois sur les commodités de la conversation. Allant déposer les affaires non loin des deux bassines qu’il convenait probablement de remplir d’eau, elle se retourna vers feu son meilleur ami dans un soupir peu contenu, « Tu ne veux pas sommer Hypsenor de sorte à le contraindre à cette lessive et on en parle plus ? », oui l’espoir était de saison estivale et la demande, qu’un refus explicite de faire appel à Phéme, qui se gausserait allègrement de la situation difficilement plus cocasse, qu’elle ne rendit que plus ridicule en dévissant l’un des bocaux porté pour en extirper une épingle à linge, s’en faisant un chignon improvisé, se doutant bien qu’entre l’erreur commise du blond ou les vêtements, il y aurait forcément l’un qui finirait moussé…

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T. Lambert de Clermont

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MessageSujet: Re: [Perlamby] Darling you're just soaking in it   Mar 23 Fév - 20:57



❝Darling you're just soaking in it ❞
Perle & Lambert
« Perle ? » Le claquement de ses talons s'était brusquement tut pour laisser entendre un battement plus rapide bien qu'inaudible dans sa cage thoracique. Ses yeux attrapèrent à la volée la perle des siens et sans une once de chevalerie, le cavalier, un instant immobile, se dressa face à d'elle, faible obstacle qu'il se promettait néanmoins de ne pas la laisser franchir. « Il faut que l'on s'explique pour cet été. Il faut que je t'explique...Accorde-moi dix minutes. Ou cinq. Ou même simplement une ! » Les mots fuyaient ses lèvres, explosant au passage le barrage des convenances pour démasquer un sorcier qui n'avait d'honorable que le nom. Ses iris confrontaient les siens, les affrontant pour gagner quelques instants de tête-à-tête, les suppliant silencieusement de repartir bras-dessus bras-dessous vers les jardins comme au bon vieux temps. « Perle... » Un cillement, une chevelure enrobée d'essences florales, un visage dérobé à sa vue et...plus rien. Oeil pour œil, dent pour dent, croyait-il entendre Hypsenor lui murmurer du fond de sa relique, entité tout aussi rancunière que la jeune fille pour qui la loi du Talion ne semblait pas avoir de mystère. Un instant estomaqué, les traits de son front inquiet se durcirent alors que sa bouche laissait entrevoir des petites dents fermement serrées. Le bourguignon fit alors vivement volte-face pour suivre les froissements de son cotillon et, pour parfaire la mascarade, esquiva de peu le battant de la porte, tarte à la crème lancée par la de Béziade dont les traits n'avaient rien de clownesques. « Perle, c'est important ! » « Lâche-moi ! Qu’est-ce que tu crois ? Qu’il te suffit de m’attraper le bras pour que les choses se passent comme tu le désires ? » Les doigts la libérèrent presque immédiatement alors que l'héritier se rendait enfin compte de son geste. Oserait-il répondre égoïstement « oui » ? Non, il n'en aurait pas l'audace et refusait de toute manière d'être ce genre de mâle. « Pourquoi est-ce qu’on attendrait pas la rentrée prochaine afin de communiquer ? Ça ne semblait pas te déranger outre mesure ces dernières semaines ! » Boutade amère à peine déguisée qu'il maquilla lui d'un roulement d'yeux et d'un hoquet sarcastique, les bras croisés sur un buste gonflé de fierté. Il se préparait à rétorquer lorsqu'un chant désagréable vint bourdonner à ses oreilles pour laisser apparaître bientôt une cuisinière au sourire aussi gourmand qu'une chanson d'Alizée (non, c'est pas anachronique èé) « Ah les jeunes gens, vous tombez fort bien. Il y a d’autres façons de laver du linge sale qu’en public vous savez… » Avait-elle lancé en même temps qu'un lourd panier de vêtements dans les bras du Hiemes. « Ça, c’est pour le grand gaillard » Sympa, Madeleine. La vue malheureusement bloquée par des dessous non sexy -il ne doutait d'ailleurs pas qu'on puisse y trouver ceux de Sénateur- et d'épais pulls de laine, Lambert écouta les ordres de la cuisinière afin de s'enfoncer bien malgré lui dans les méandres des marches d'escaliers, dans lesquelles ses pieds s'emmêlaient maladroitement, et d'arriver finalement à l'étage de la Chapelle où il déposa avec le moins de délicatesse possible la cuvette remplie.

Avec souplesse, le jeune homme au regard aussi froid que la saison qu'il représentait se redressa pour couvrir la nuque de sa meilleure amie d'un coup d'oeil furtif qu'il savait indigne de leur statut social et sociétal alors qu'elle déposait à son tour une bassine de produits qui lui encombrait les bras. Si Leonardo avait surpris la marque trop visible de son intérêt, peut-être lui en aurait-il voulu ? Ou si Perle elle-même s'était retournée, peut-être se serait-elle offusquée pour reporter à l'année 1972 leur futur conversation ? « Tu ne veux pas sommer Hypsenor de sorte à le contraindre à cette lessive et on en parle plus ? » Supplique ennuyée, envoyée au Hiemes, qui se coinça malencontreusement dans la gorge de celui-ci. L'incommodait-il à ce point ? Si c'était le cas, mieux valait en effet que son compagnon d'arme se charge également de leur linge sale. Le petit fourreau au bout des doigts, Lambert se préparait à libérer son mauvais génie lorsque des mèches de cheveux s'érigèrent, couronne magnifique, au dessus de ses épaules. Ce charmant brouillamini incendia de nouveau l'être du jeune homme qui déposa d'un geste qu'il ne voulait pas théâtral pour n'avoir jamais maîtrisé cet art, la dague de métal sur l'une des étagères de bois. « De qui ne veux-tu plus entendre parler, du linge sale ou de moi ? » Lui reprocha-t-il en s'appuyant nonchalamment contre l'arc médiéval de la porte, les bras de nouveau croisés et les yeux accrochés à son minois. Si elle se pensait bonne comédienne, elle se leurrait seule de se croire capable de le duper. Il savait lorsqu'elle déglutissait, serrait des poings, des dents, ou encore tremblait. Là, en l'occurrence, un frisson venait de lui traverser l'échine pour s'en prendre bientôt à sa propre colonne vertébrale. Quelques instants, il laissa une dérangeante pesanteur les enrober, sans savoir si elle les éloignait plus qu'elle ne les rapprochait. « Je n'appellerai pas Hypsenor. Et tu peux bien fuir de la  Blanchisserie si ça te chante, j'arrêterai de jouer les ganaches sans éducation pour te laisser le plaisir de gambader sans chasseur. » D'une démarche qu'il qualifiait de posée, il se dirigea vers les bacs qu'il remplit un à un en laissant à ses paroles le temps de décanter, à l'image de la lessive qu'il laissait couler dans la première bassine. Accroupi, il resta un instant dos à l'étudiante des Aestas, les yeux clos d'attendre son futur départ, les mains moites de tremper dans l'eau savonneuse et de redouter le bruit de ses pas. Arrête de jouer avec le feu, crétin lui sommait une voix qui le fit grimacer regarde-la et PARLE! « Mais puisque tu es là... » Avec vivacité, Lambert s'était redressé, avait fait la moitié d'un tour sur lui-même pour se retrouver à sa hauteur et...était resté là, un doigt pointé vers le museau mignon de la de Béziade, pour perdre un instant sa rhétorique. « il faut que tu saches que je regrette beaucoup de choses mais pas le fait de t'avoir embrassée » S'il restait une barrière verbale capable de lui rappeler les bonnes manières à adopter en société, sa dernière révélation venait de l'exploser en un millier de confettis. Il était immobile, les mains plus moites qu'à son habitude et les yeux brillants d'une passion mal dissimulée. Comment enchaîner après cela, que conclure ? « Je savais que tu prendrais ce geste pour un affront de toute façon donc je...je... » Hésita-t-il, les yeux posés sur ses ongles rongés dont il arrachait nerveusement la peau voisine. « Si tu veux toujours partir, je me chargerai de la lessive... » D'une grimace qui se voulait sourire, le sorcier retourna à ses bassines et sortit les premiers vêtements qui se proposaient à lui, baguette en bout de poigne pour ne pas prendre le risque dans toucher un seul.

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B. Perle de Béziade

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MessageSujet: Re: [Perlamby] Darling you're just soaking in it   Mar 23 Fév - 20:58

Darling you're just soaking in it - samedi 12 sept. 1970
Think I just remembered something, I think I left the faucet running. Darling you're just soaking in it but I know you'll get out the minute you notice all your fingers pruning up... I'm tired of being careful, tiptoe, trying to keep the water warm. Let me under your skin uh-oh there it goes, I said too much it overflowed. Why do I always spill ?
Il se dressait là, imparfait dans son recul, à quelques pas, une épaule appuyée en angle de flegme recherché. L’échine en hypoténuse, autant de degrés d’indolence, l’insécurité érigée en bras sur la poitrine pour mieux marquer son organe d’une croix. Impassibilité calculée. Trouvez X, soudaine équation à inconnues ou simple chasse au trésor improvisée sans carte dont l’exaltation demeurait à creuser. A enterrer ? Tout avait bien débuté d’une pelle avant de s’outiller d’un râteau volé à Garnier. Entre le savonnage littéral, imagé et le jardinage sentimental, il n’y avait qu’un bac à sable de délassements perdant l’enfance ou quelques larmes de javelle censées blanchir un vêtement qu’il avait lui-même maculé de l’impureté de la lâcheté. « De qui ne veux-tu plus entendre parler, du linge sale ou de moi ? » , se permettait-il de l’éprouver, tordant sa patience de ses accusations comme un pullover à essorer, le grief grignotant la fermeté d’un timbre écorchant les lèvres griottes pendant que le regard cérulescent la pinçait, ses propres iris fauves ne faisant qu’éhontément l’accrocher d’une désinvolture bien à elle en retour. Figé dans la brume affective qu’ils avaient engendrée à force d’invoquer l’orage afin de justifier la pluie ruinant les premiers dessous de leur histoire par gouttelettes d’orgueil, il lui semblait si proche qu’elle en venait à penser pouvoir en malmener l'écart restant sans déplacement. Une corde chimérique filant entre elle et lui. Tendue. Cependant, jamais n’avait-elle perçue pareille distance, combinée à un urgent besoin de la combler, nécessité que l’étiquette l’enjoignait à noyer dans l’une des bassines. Si l’été ne l’avait pas choisie à se fier à son simple instinct, probablement que l’avaraysienne se serait-elle interrogée de savoir si l’éloignement éprouvé s’avérait uniquement physique. Deux apparences pour un espace incommodant, autant de mètres entre deux cœurs, pièce exiguë, cage thoracique, les battements aortiques sur le plancher. Grenier aux poutres apparentes hanté d’un fantôme de relation. D’amour ou d’amitié ? Elle n’avait bougé. S’était tenue simplement à une place attribuée, le hasard pour metteur en scène. Les rétines s’appréhendaient dans l’absence d’élocutions, tirade ou monologue ? Les maîtres muets se faisant violence de patienter, les yeux esquissant des possibilités ou des excuses dans l’interruption du dialogue verbal, cherchant des consonnes sans sons, des expressions plus parlantes sur les ombrages autour de la mâchoire. Une vérité sur les pupilles, le moindre signe de dégoût sur les papilles dont l’offense serait à laver avec un rectangle de Marseille. Peut-être avait-elle appris sans le vouloir, conditionnement grotesque, à coexister dans une retenue qu’elle n’arrivait à faire sienne. L’ironie déplacée à se retrouver habillée de reproches venant d’un César drapé d’un silence estival pouvant dégoûter de toute toge-party de villeneuvienne était, elle, en revanche, indéniable. Un nez aussi froncé que certains vêtements vint déshabiller ses éprouvés. « Je n'appellerai pas Hypsenor. Et tu peux bien fuir de la Blanchisserie si ça te chante, j'arrêterai de jouer les ganaches sans éducation pour te laisser le plaisir de gambader sans chasseur » , de banale chaussette symbolique jetée sur l’elfe le maître de maison qu’était devenu Léonardo durant ces vacances, le blond la faisait proie cabriolant dans les sous-bois de Beauxbâtons, s’improvisant soudainement Sauvage d’un jour, ou deux, la première action n’ayant pas été moins barbare. Au moins lui avait-il épargné de se contenter de tirer le gibier. Un soupir féminin se désarticula dans l’atmosphère qui revêtait la pesanteur d’un lien sur lequel ils déplaçaient en funambules. Phéme se serait inévitablement perché sur celui-ci pour en piailler le ridicule divertissant des petits salons, une cour changeant à travers les siècles mais toujours les mêmes quelques spécimens masculins incapables de pousser le dernier doux. La flavescente ne savait pas si elle devait se vexer à l’entendre dire jouer aux idiots avec elle ou l’être davantage par le fait qu’il lui attribuait la couardise impropre à la saison des turquoises à l’enjoindre de s’échapper alors elle s’offusqua des deux. Il en était presque effarant de constater à quel point il lui était aisé de la chiffonner en vulgaire bout de cotonnade. Prétendre sans feindre le mensonge, n’était-ce pas ce que le bourguignon faisait à s’affairer à la besogne, trouvant en celle-ci une nouvelle échappatoire à l’échange ? N’était-ce pas ce qu’il lui avait infligée à se prétendre son ami ? Simulacre contrefait à l’instar de sa propre vie. Outre les caleçons usagés et la bavure des fiançailles, il existait bien une autre tâche dans cette blanchisserie, celle qu’elle se voyait constituer dans sa famille d’un simple furtif coup d’œil à la structure de son dos tourné. Si elle aurait dû partir puisque poliment suggéré d’être congédiée, avant que l’envie ne se convertisse en une exquise impertinence et une insolente imbécilité, l’étudiante en arts et lettres s’imaginait sans mal croyante, se meurtrir les genoux à terre afin d’enserrer sa colonne, support corinthien au temple de ses espérances, le nez et le menton pour en longer les vertèbres, le front finissant par se reposer sur la jonction parfaite entre le cou et la clavicule en dernière prière. De toute manière elle ne risquait rien de pire que de se faire une seconde fois rejeter...

S’avançant vers le de Clermont-Tonnerre, l’intention fut interrompue involontairement par celui-ci, lui substituant une parole, « Mais puisque tu es là... » , il s’était prestement relevé et retourné comme pour se rassurer de sa présence, index dirigé à son encontre, la laissant pantoise sur son geste (difficile de ne pas entendre le couinement outré de l’enseignante en bienséance, étiquette et maintien face à l’impolitesse de celui-ci) plus que de sa phrase incomplète, du moins, de la première partie, « il faut que tu saches que je regrette beaucoup de choses mais pas le fait de t'avoir embrassée », l’aveu fusa en sortilège vers l’empyrée de la surprise, commotionnant les pensées, ankylosant la raison déstabilisée de ce qui lui était présenté pour vérité, le visage sapant la dureté de l’affliction. Paroles adoucissantes. Le myocarde chavirant, navire prenant une vague léchant les poumons. Respiration retenue. Les sourcils façonnèrent la confusion et la nitescence de la cornée qu’ils surplombaient, balcons de cils battus plutôt que les tissus, témoins d’une fébrilité incrédule. De prunelles, elle interrogeait, du cristallin s’émouvait la suite que le mordoré réclamait, inlassablement. « Je savais que tu prendrais ce geste pour un affront de toute façon donc je...je... » , désarticulait-il l’amorce et la confession en se triturant les cuticules, peaux pour mots, morts, désillusion, désagréable déception à arracher elle-aussi d’ongles nerveux, « Si tu veux toujours partir, je me chargerai de la lessive... » , que le Hiemes acheva le soliloque, ayant élevé les sentiments rôdant dans sa poitrine pour mieux les tirer à la baguette, bout de bois faisant finalement virevolter les nippes et guenilles de sorte à ne pas véritablement se mouiller. Déjà-vu. Les tempes étudiaient à peine la sémantique complète des propos peinant à se faire une place parmi les vitupérations contenues, que le parterre se présentait déjà à son assise, ayant pris place à ses côtés, la cuvette pour tête-à-tête, les paupières basculant sur la dextre masculine de libre. La sorcière prit quelques instants lui permettant d’observer les vaisseaux entre glauque et guède, affluents chamarrant le dos de la main aimée, caressant de ses billes boisées les sillons de sa pulsation. S’en détournant, phalanges tendues, les extrémités retirèrent le fardeau anneau de l’annulaire, carcasse de liberté, caillou sur carrelage, la langue se déliant à son tour, « Plusieurs mois d’absence complète de nouvelles ne goûtent-ils pas plutôt l’amertume des remords ? », procédant à ôter de sa menotte la seconde chaîne de contrainte en arrondissant le point d’interrogation, l’amulette déposée à sa suite, un dernier boulet entourant le palpitant, les doigts s’avancèrent vers la paume doucement capturée, les résidus de mousse lavant sa propre moiteur, « Si tu ne regrettais pas ce rapprochement tu ne m’aurais pas laissée n’y voir que des hypothèses. La demande d’excuses n’aurait pas glissé sur tes lèvres à la place de ma bouche. La peur et la culpabilité ne se seraient pas éprises de leur douceur pour leur préférer le mordant d’un manque de respect, lui, pleinement embrassé », en effleurant son épiderme avec une tendresse à l’opposé de son timbre, elle coula vers sa menotte, l’encerclant sans grand ménagement, « Si tu assumais ce qu’il s’est passé, me laisserais-tu, moi aussi, te livrer à Léonardo ? », sèchement son articulation subit le même entraînement, simulant de les relever du sol sans le faire, « Tu es un ami pitoyable, Lambert », lui asséna-t-elle tout en le relâchant, lui retirant l'adjectif possessif affectueux, « Faisons plutôt comme si rien ne s’était passé, ta rupture de contact était visiblement un message assez clair », un peu d’ironie venant appuyer les mots, rapidement supplantée par l’irritation que l’Aestas chercha à faire passer en pêchant un haut dans le bouillon allant le frotter trop énergiquement contre la planche à lessive, son indompté se décapant tout autant contre ses côtes à chaque raclement. L’acharnement manuel cessa après quelques minutes, le cardiaque refusant toutefois de l’épargner, « Est-ce que tu as été mis au courant pour ces fiançailles ? », le décor vacilla, « Tu savais, n’est-ce pas ? Sinon tu n’aurais pas agi dans la précipitation juste avant le début des festivités, ça ne te ressemble pas. Une nouvelle tradition pré-hyménée dont je n’aurais pas connaissance ? Une sorte de droit de cuissage des années soixante-dix ? Tiens, et si je me faisais la future fiancée de mon meilleur ami ! S’il peut alors moi aussi. On se partage tout donc pourquoi pas une fille ? A moins que ça ne vienne de Léo… », la double trahison mise en exergue où l’imitation, ténor et tendances monégasques recopiés, se transcenda de tragicomique, « Depuis tout ce temps, aucun de nous deux ne s’est tapé Perle, c'est du gâchis si tu veux mon avis, faut remédier à ça, et comme je suis un bon pote, t’en profiteras aussi, sors-toi le balai et fais-toi plaisir mon vieux ! », une tape sur l’épaule que la virilité avait claquée, « Après l’annonce il sera trop tard, ce sera mon tour et pas qu’un tour de magie, si tu vois ce que je veux dire », le sous-entendu graveleux frisa le ridicule lorsque de sa sénestre elle s’empara d’un slip glané parmi les uniformes humides, métaphore dégoulinante, d’une intimité dérangeante qu’elle ne se voyait pas partager avec le Grimaldi, tournoyant au-dessus de leurs têtes, parodie d'effeuillage et pourtant, subtile mise à nu des ressentis, la bande-son - elle aussi anachronique - de Joe Cocker en moins.

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T. Lambert de Clermont

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MessageSujet: Re: [Perlamby] Darling you're just soaking in it   Mar 23 Fév - 20:58



❝Darling you're just soaking in it ❞
Perle & Lambert
La mousse se collait à ses doigts, le débardeur féminin se prenait à ses phalanges et comme un corps que l'on effleure de la paume d'une main, il frottait le tissu contre la planche aride de la parfaite ménagère, transformant la tendresse d'une caresse en souffrance. C'est ce qu'il semblait faire de mieux, à l'entendre, sans qu'elle ne parle apparemment chiffons. « Plusieurs mois d’absence complète de nouvelles ne goûtent-ils pas plutôt l’amertume des remords ? » Elle avait saisi sa menotte, lui retirant son gant de mousse, et il déglutit l'une de ces salives bien trop aigres pour être correctement avalée. Si elle sonnait acidité, lui avalait venin, le sien, comme le scorpion s'assassine de son propre dard. « Si tu ne regrettais pas ce rapprochement tu ne m’aurais pas laissée n’y voir que des hypothèses. La demande d’excuses n’aurait pas glissé sur tes lèvres à la place de ma bouche. La peur et la culpabilité ne se seraient pas éprises de leur douceur pour leur préférer le mordant d’un manque de respect, lui, pleinement embrassé » Voilà qu'il suffoquait, la tête coincée entre les parois d'une bassine pleine. Savait-elle seulement de quoi elle parlait, ce qu'il avait ressenti, ce qu'il ressentait encore ? Croyait-elle véritablement qu'il n'aurait pas préféré s'échouer contre sa bouche, plus adorable des ports pour un rescapé, que se perdre dans les eaux sombres du déni ? Il ravalait tous les jours la tasse, transformant le goût en café pour lui permettre de mieux digérer la pilule, faisant de son angoisse une banalité qu'il s'échevelait à embrasser à défaut de ses lèvres. Là où elle devinait les manières d'un mercenaire affable, lui voyait celles d'un piètre chevalier. « Pas assez intrépide » que le professeur d'armes aurait écrit sur son carnet si on lui enseignait la bravoure. Une fée avait manqué à l'appel le jour de sa naissance, laissant seules celles qui lui offrirent un visage bien fait et un cerveau digne de ce nom. « Si tu assumais ce qu’il s’est passé, me laisserais-tu, moi aussi, te livrer à Léonardo ? Tu es un ami pitoyable, Lambert  » La main tirée en avant, il sentait que le bras aurait pu se décrocher à la sentence. « Coupable. Coupez lui la tête ! » Ou le bras, en l'occurrence, puisqu'il ne servirait plus à s'imaginer toucher les chairs aimées. Il prit l'exclamation en anathème, la mâchoire serrée et le poignet faussement endolori qu'il soignait de son autre main pour s'inventer une contenance. Peut-être n'avait-il pas assumé totalement, alors, et certainement pas assuré vue l'énervement qui dévastait leur relation, mais en tout cas, il l'avait pensé, furieusement, nécessairement, vitalement. Il le pensait encore tellement fort qu'il la voulait seule maîtresse de son sort, lui remettant sans sourciller sa tête tranchée sur plateau d'argent. « Faisons plutôt comme si rien ne s’était passé, ta rupture de contact était visiblement un message assez clair » Il ne broncha pas. Du tout. Ses doigts s'arrêtèrent sur son poignet. Ses yeux ne clignèrent pas. « Rupture ». C'est tout ce qu'il avait entendu. Salive de carton. Gorge en entonnoir. Battements muets d'un cœur silencieux. Noyade.

Suppôt de la mécanisation, il s'en retourna lui aussi à sa bassine. Métronome à la place du cœur. Pas une montre, non, il ne frappait ni  les heures, ni les minutes, considérant le temps comme déjà perdu. Juste un tic-tac sans sens. « Est-ce que tu as été mis au courant pour ces fiançailles ? » La machine qu'il voulait incassable se fêla et ses yeux vrillèrent. Oui, il avait su, Léonardo les lui avait confiées et il avait su. Il soupira bien trop fort pour qu'elle y voit une confirmation qu'elle ne manqua pas de soulever. « Tu savais, n’est-ce pas ? Sinon tu n’aurais pas agi dans la précipitation juste avant le début des festivités, ça ne te ressemble pas. Une nouvelle tradition pré-hyménée dont je n’aurais pas connaissance ? Une sorte de droit de cuissage des années soixante-dix ? Tiens, et si je me faisais la future fiancée de mon meilleur ami ! S’il peut alors moi aussi. On se partage tout donc pourquoi pas une fille ? A moins que ça ne vienne de Léo… » « Arrête. » Les mains serrées sur les bords du bac, la tête plongée dans le reflet trouble que lui renvoyait l'eau savonneuse, il tentait de canaliser ses émotions qu'elle mettait volontairement en exergue. Rajoutez du citron sur la plaie, qu'avait du lui conseiller Eglantine de Gourville en grand-mère attentionnée. N'était-ce déjà pas une chose de lui enlever leur accointance ? Fallait-il, en plus de cela, qu'elle le transforme en monstre alors qu'elle savait très bien, il en était sûr, qu'elle ne croyait pas un seul de ces traîtres mots. A moins que si, qu'elle l'imaginait connard sans cœur, à se jouer des filles et de la vie comme un Fons écervelé. Qu'on lui recrache ses sentiments à la figure puisqu'on ne pouvait le croire sincère. Il ne la savait pas comme ça, ne le soupçonnait pas, et sans qu'il ne l'exprime avec des mots, il avait mal. « Depuis tout ce temps, aucun de nous deux ne s’est tapé Perle, c'est du gâchis si tu veux mon avis, faut remédier à ça, et comme je suis un bon pote, t’en profiteras aussi, sors-toi le balai et fais-toi plaisir mon vieux ! » Deuxième coup au métronome alors qu'elle faisait claquer sa paume sur son épaule. « Arrête... » Murmura-t-il, imaginant déjà ses dents imploser de se serrer trop fort les unes aux autres. « Après l’annonce il sera trop tard, ce sera mon tour et pas qu’un tour de magie, si tu vois ce que je veux dire » « Je t'ai dit d'arrêter ! » Le poing s'était refermé sur le poignet, stoppant sans s'en soucier l'envol du sous-vêtement pendu en bout de doigt.

Il ne comptait pas la lâcher, même pas par amour. Elle était allée trop loin sans s'en rendre compte. Pauvre Perle trop naïve ! Trop sotte, plutôt. Tel un pendule dont on arrête la course, il brisait le temps, l'écrasant entre ses phalange trop furieuses. Ses iris maladivement bleues, trop foncées par l'étalement de sa pupille, la jugeaient avec fureur, sondant son âme qu'il ne pensait pas aussi faible. Comment castrer l'homme qui vous aime en une bêtise, par Perle de Béziade, bientôt en librairie ! Si elle était si convaincue qu'il ne l'aimait pas, qu'il la détestait, ou que pire, pire !, elle l'indifférait, elle se fourrait bien profondément la baguette dans l'oeil. Quoique même avec les mirettes explosées, il était encore possible de percevoir la fièvre qui l'avait submergé dans cet instant d'urgence incontrôlé ou les battements d'un palpitant qui reprenait son rôle en remerciant gentiment le métronome. « Si tu penses véritablement ce que tu dis, tu as bien raison, faisons comme si rien ne s'était passé. Absolument rien. De la première soirée chez tes parents à la dernière chez ceux de Léo. Effaçons tout, comme un mauvais tour de légilimancie, puisque tu sembles croire que notre relation n'est qu'un simulacre, une tromperie, une sournoiserie, un mensonge, une fourberie, un canular... » Il lui aurait bien sorti tous les synonymes du dictionnaire par pur énervement.  « Fais de moi un bonimenteur si ça te chante. Tu me considères si peu sincère, après tout. Vil Lambert ! Mesquine Crapule ! » Se retenant de trop serrer la chair normalement chérie, il la lâcha soudainement, presque pas dégoût, de la savoir peut-être avariée. Le savon de Marseille dans la main meurtrie, il saisit un t-shirt, puis un pull, puis un sous-vêtement et enfin un collant qu'il décapa presque de leurs couleurs primaires. Qu'ils souffrent tous, ces bouts de tissu, puisque son statut virait de « lâche » à « menteur », qu'il s'arrache lui aussi la peau, les doigts, les empreintes digitales puisqu'il se faisait faussaire, Arsène Lupin des cœurs.  « D'ailleurs, je ne t'ai pas dit la dernière ? Je suis fiancé, tout comme vous, à l'héritière de Casabianca, la cousine de Léonardo. Tu sais que j'ai toujours été attiré par ces filles au caractère bien trop trempé ! Un véritable coup.de.foudre ! » Le t-shirt râpait contre le lavoir sans qu'il ne cherche à le remarquer. Tant pis pour Monsieur Sauvage, il se vêtirait en loup-garou et exposerait son épiderme au travers de nouveaux trous. Elle le pensait cruel, il allait être cruel. Après tout, il ne la décevait même plus, le moindre de ses actes passant nécessairement pour de l'entourloupe. En revanche, il laissait ses yeux plantés dans les siens, la paralysant volontairement, enfonçant dans l'ambre déroutante de ses iris les pieux qui le torturaient  sur sa croix.  « Coup de foudre, Perle, tu sais ce que ça signifie ? Ça poignarde ton cœur, neutralise tes fonctions cognitives, t'étouffe, te paralyse, te file un putain d'air abruti sur la gueule. Ça te bouffe ! » SPLASH ! Le T-shirt du garde-chasse s'écrasa, trempé, contre le mur d'en face et retomba doucement sur le sol maculé.  « Ah ça, je suis follement amoureux de ma nouvelle fiancée ! » Lança-t-il pour attraper le pull-over comme si rien ne s'était passé, grattant toujours plus fort.  « Alors, des deux bêtises que j'ai faites, Perle, laquelle ai-je fait par..folie dévastatrice ? » Puisqu'il fallait bien un jour parler d'amour.  « Ce lâche baiser chez les Grimaldi ou ces fiançailles précipitées en septembre ? »

© Pando
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