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 [Soldemy] Every since we made, eye contact I just wanted to make contact, with you

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Solveig A. Andersen

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Messages : 19
Date d'inscription : 23/02/2016

MessageSujet: [Soldemy] Every since we made, eye contact I just wanted to make contact, with you   Mar 23 Fév - 20:13



❝Every since we made, eye contact I just wanted to make contact, with you ❞
Demyan & Solveig
Deux jours. Deux jours avant que Kora ne souffle ses dix-neuf bougies et ne commence à se détourner du sentier tranquille de l'enfance. A l'évocation de ce simple fait, la sorcière ne put s'empêcher de réprimer un frisson désagréable qui lui traversa la totalité de la colonne vertébrale. Le professeur Andersen secoua sèchement ses mèches d'un blond platine pour retourner à sa conversation. « Mais... si une potion d'invisibilité a pour but de faire disparaître une personne, comment cela se passe pour les vêtements ? » Dragan Vrana la perçait de ses pupilles sombres, un léger sourire taquin aux lèvres. Solveig eut un instant l'air embarrassé puis, après s'être passé une main hésitante sur sa chevelure à présent courte, répondit, sur le même ton léger. « C'est simple, Dragan. Les vêtements qui sont en contact avec votre peau subissent les altérations de votre corps. C'est un peu comme la sueur, en somme, et les auréoles qui se dessinent sous les bras. Ainsi, la première partie de votre être qui sera totalement invisible sera vos aisselles ». Satisfaite de sa réponse, un sourire mutin se dessina sur les lèvres de la professeur qui entreprit de déguster avec une mine enfantine, la cuillerée de fondant au chocolat qui s'offrait à elle depuis une trentaine de secondes. Vrana, de son côté, sembla lui rendre son sourire, apparemment tout aussi amusé qu'elle. Décidément, cette pause méridienne qui séparait les cours du matin et de l'après-midi était revigorante. Elle qui avait du supporter pendant deux heures les incapacités de ses élèves d'IAM se retrouvait à présent réconfortée par la douceur d'un dessert des plus appréciables. La sorcière ferma un instant les yeux, savourant chaque bouchée, et oubliant par la même son voisin de table. Qu'importe, il cherchait sûrement une manière de la contredire sur la potion d'invisibilité.
Alors que le repas se terminait, Solveig observa une dernière fois la salle devant laquelle la table des professeurs imposait son autorité. Son regard était dur et inspirait une sorte de crainte chez les étudiants, malgré le fait qu'elle semble abordable dans la vie de tous les jours. Les lèvres légèrement pincées, elle se tenait droite, les mains derrière le dos et fusilla un instant de ses yeux couleur d'acier Kurilenko qui essayait tant bien que mal de lancer les bouts restant de son dessert sur un petit d'à peine treize ans. Ce dernier, ainsi surpris, se rétracta donc, livrant à la nouvelle professeur le sourire le plus hypocrite de l'histoire. Finalement, après le départ du directeur, tous se dirigèrent vers leurs salles de cours respectives, la danoise empruntant la même direction que ses collègues Zawodzkai et Badenov.

Emportés par une masse d'élèves pressée, Solveig ne put s'empêcher un instant de les maudire. Sérieusement ? Même elle ne bousculait pas ses professeurs de la sorte pour aller en cours, à son époque ! Elle se souvint alors que jamais elle n'avait fait partie de cette foule d'élèves studieux et qu'elle arrivait toujours une ou deux minutes en retard, profitant jusqu'au dernier instant des lèvres de ses multiples petits-amis. Oui. Bon. Finalement, cette foule était donc peut-être à relativiser. Alors qu'elle entendait d'une oreille distraite les deux voix graves de ses collègues discuter sérieusement, Solveig se mit à rêver de cette époque. Ah...ces mains, plus rudes que les siennes, qui attrapaient une dernière fois ses hanches, la penchant volontairement et délicatement en arrière pour donner plus de passion à leurs baiser ; ces doigts, doux serpents, qui traversaient de part en part ses cheveux autrefois longs. Ces doigts...Ses doigts. Un instant, dans ce couloir bondé, ils s'étaient emmêlés, par inadvertance, les phalanges s'entrechoquant maladroitement les unes contre les autres. Il les avait retirés rapidement et Solveig, étonnée, avait levé les yeux vers leurs propriétaires. Zawodzkai. Un instant surprise, elle voulut s'excuser mais déjà il semblait presser le pas et ne lui adressa de toute manière pas un regard. Sa bouche en « o » se referma et une mine sévère étreignit les traits de son visage. Hm ! Ce professeur ne méritait de toute manière pas son pardon. Le suivant malgré elle des yeux, elle se souvint avec amertume de ses iris emplies de mépris, de sa mine éternellement mystérieuse, qui en devenait lassante et de sa possible allergie pour les sangs impurs. Depuis le début, ces billes aussi perçantes que les siennes, semblaient la juger, la mépriser avec une violence qu'elle s'efforçait tant bien que mal de renvoyer au destinataire. Ce regard. Ce regard, qui se retourna enfin vers elle, déboussolant d'intensité. La sorcière s'arrêta sur la dernière marche de l'escalier, un instant perdue, et se fit rappeler à l'ordre par la foule d'élèves qui poussait encore dans son dos. Jetant un dernier coup d'oeil devant elle, ne voyant plus qu'un manteau qui commençait déjà à disparaître, Solveig se rendit compte que son cœur battait fort. Trop fort.

Elle n'avait que des copies à corriger en cette tranquille après-midi. Des comptes-rendus sur l'amortentia pour les BES qu'elle avait en option. D'une main peu clémente, la danoise se mit à barrer une réponse écrite pourtant avec style. « Non, l'amortentia n'a pas d'effets permanents, même si l'on en boit une fois tous les matins pendant 10 ans. Au pire du pire, ça peut nous rendre dépendant mais ce n'est PAS permanent. » Sa main valide supportait avec difficulté la tête de plus en plus chancelante de la sorcière qui se surprenait à sentir une sorte de chaleur désagréable lui traverser le corps. Sans le vouloir, elle revoyait ces yeux la transpercer telles des lames de couteau, la saignant de part en part, touchant l'organe vital en premier puis celui cérébral. Pourquoi ne pouvait-elle pas s'enlever ces iris de la tête ? Pourquoi subissait-elle les remous d'un cœur battant à tout rompre contre ses côtes ? Incapable de se concentrer d'avantage, Solveig lâcha plume et parchemin pour s'éclater le dos contre le dossier de son siège. En même temps, quelle attitude de merde ! Il aurait pu s'excuser, quand même ? Et il pourrait lui parler, des fois, au lieu de la laisser là, à l'abaisser d'un simple haussement de sourcil ? Depuis la rentrée, il semblait la toiser et, au fond d'elle, la danoise était persuadée que c'était son attitude désagréable qui la poussait à s'énerver ainsi, seule. Difficilement, elle reprit ses corrections et travailla ainsi jusqu'à 17H. Au bout d'un moment, la blondinette lança enfin de satisfaction sa plume sur la table, éreintée. Elle finit par se lever, une main étreignant son cou avec lassitude, et par se diriger vers la porte, histoire de prendre un peu l'air. Sur son pantalon en cuir bordeaux, une veste masculine et noire voletait timidement à sa suite, dont elle remonta les manches sans grande délicatesse. Une fois dehors, dans l'embrasure, elle se mit à observer, l'âme apaisée, les têtes de grands élèves sortirent du cours du professeur de légilimancie. Le jeune Dombrovski avait le regard noir et était visiblement irrité. Tiens donc ! Zawodzkai s'amusait-il aussi à martyriser ce pauvre enfant ? Un sourire amusé se dessina sur ses lèvres alors qu'elle jeta un coup d'oeil à la porte de la salle voisine. Il était là et leurs billes s'étaient croisés de nouveau. Un instant. Un bref instant avant qu'il ne retourne dans sa salle, sans même lui adresser un signe. Toujours ce regard froid. Insupportable. La mâchoire serrée et le iris accrochées à un point invisible, c'est énervée qu'une fois tous les élèves sortis, elle se précipita vers la porte du professeur de légilimancie qu'elle ouvrit avec une violence inouïe. « C'est quoi ton problème, Zawodzkai ! ». Oui, le tutoiement, parce que c'était un moyen de remettre les choses à niveau, de les mettre sur un pied d'égalité. Le tutoiement aussi parce qu'à Durmstrang, elle avait croisé ces mêmes yeux fourbes qui l'abaissaient continuellement. Sans y être invitée et d'un pas rapide mais énervé, la sorcière dépassa les pupitres les uns après les autres, se rapprochant dangereusement du bureau du professeur. Le cœur de la jeune femme s'emballait alors que la colère montait en elle. Elle avait envie de tout lui dire, une bonne fois pour toute. Elle voulait le confronter, iris contre iris, sang pour sang. Une fois près de lui, elle sentit sa gorge s'éteindre par cette proximité inhabituelle mais essaya de ne pas en tenir rigueur, maintenant ses yeux, qu'elle espérait menaçant, dans ceux de Demyan Zawodzkai. « Je ne suis pas assez bien pour être professeur, selon toi ? Tiens, une sang impure dans le corps enseignant, et pourquoi pas des Coco Pops dans des Frosties, pendant qu'on y est ! Mais tu sais quoi ? Je suis ton égal, même si cela te débecte, donc un simple « bonjour », ou même un « pardon », comme pour tout à l'heure, nous permettront peut-être de survivre dans cette école et surtout à cet étage. Mets-y un peu de bonne volonté, par Merlin ! »

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Dernière édition par Solveig A. Andersen le Mer 24 Fév - 0:02, édité 3 fois
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Demyan V. Zawodzkai

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MessageSujet: Re: [Soldemy] Every since we made, eye contact I just wanted to make contact, with you   Mar 23 Fév - 20:14



❝Every since we made, eye contact
I just wanted to make contact, with you ❞
Soldemy
Une paire de Chelsea boots réglisse trônait avec fainéantise contre un angle de bureau d'acajou moucheté de couleur vive, quasiment vermillon tant il semblait avoir été lustré par quelques sous-créatures à torchon tout juste bonnes à faire briller le mobilier. Les chevilles superposées et le corps à l'équerre confortablement installé pratiquement enfoncé dans un impérieux fauteuil, le professeur Zawodzkai imposait un menton condescendant à sa classe d'élèves de second cycle, ses prunelles d'acier rivées d’ennui au plafond, plutôt que face à leurs mines d’incapables déconfites devant l’épreuve improvisée qu’il avait eu à cœur de leur infliger il y a de cela quatre-vingt-dix minutes en cet fin après-midi de février. Non pas afin de vérifier leurs acquis sur le principe d’une évaluation normative mais uniquement pour faire chier. Il fallait avouer qu’il ne s’était pas plus donné la peine depuis septembre dernier de séparer les étudiants par niveaux, puisqu’ils étaient tous aussi misérables les uns que les autres, tous cursus et années confondus. « Bien », lâcha-t-il indolent, ses jambes s’écartant de l’ameublement, les semelles de ses chaussures anglaises frappant sciemment contre le parterre de la salle. Cette simple unité sémantique, vide de sens puisqu’à des années même à meilleur balai des documents qu’il allait récolter et des erreurs qu’il pourrait lire dans leurs réponses, que sa main se plairait d’ailleurs à barrer de parallèles cinabres, marqua la fin d’une interrogation écrite qui aurait amplement mérité une durée prolongée que le Mangemort leur refusa. « Noooon », la jérémiade fusa entre les bancs d’une voix fluette paraissant à peine avoir muée tant la fin de mot tirait sur les aigus, tandis qu'à sa gauche des boucles d’or pendaient encore au-dessus d’un parchemin gratté à la hâte, cherchant à grappiller quelques secondes supplémentaires. D’un geste du poignet, baguette en creux de paume, un affolant son de déchirure se fit entendre, engendrant un mouvement de recul brusque contre le dossier de la chaise et un couinement en fond de gorge chez la concernée. « Une quelconque plainte à émettre ? », s’adressa-t-il aux rangées de faciès renfrognés qui se détournaient à peine de la jeune sorcière pleurant ses efforts, le maudissant possiblement presque tous d’un même et unique regard, formé d’une poignée de yeux braqués sur leur enseignant dans une commisération pour ainsi dire générale de la défunte feuille d’examen. « Non ? Pourtant ce seraient autant de copies à sauver des ratures que d’occasions en moins d'être brocardé pour votre manque flagrant de connaissances », son timbre rogue trancha toute envie de protestation supplémentaire que le déplacement du fer de ses iris entre les pupitres finissait d'achever. « Mais puisque je me sens l'âme généreuse, j'ai choisi d'accorder à l'un d'entre vous la possibilité de rattraper sa note qui s'annonce par avance pour le moins désolante grâce un exercice à points bonus », faisant un signe au premier nommé du dos de la main, il poursuivit : « En attendant que Monsieur Tsvetkov réunisse vos tests de sorte à les déposer sur ma table », il s'arrêta sur une mine rachitique, « Monsieur Dombrovski nous fera le plaisir de pénétrer… Mademoiselle Mavorov », sa proposition, qui n'en était pas réellement une, fut reçue avec une froideur outrancière par son interlocuteur que certains éclats de rire ridiculisaient par avance. A croire que ce verbe réussirait toujours à faire glousser certains esprits mal placés. Las, Demyan grimaça à peine d'amusement. Se reculant à nouveau vers son secrétaire rougeoyant, le Zawodzkai crut sentir deux balles azures le fustiger dans son dos alors que le couple de Veles cheminait derrière lui afin de se retrouver au centre de toutes les attentions mais surtout de la sienne, ses billes glaciales, où avait été semée une délicatesse polaire, s’avéraient déjà prêtes à relever le moindre faux pas. Avec un manque d'enthousiasme certain, son bassin s'appuya contra la table, ses avant-bras croisés sur un torse gonflé où s'exhala un premier soupir de lassitude sur lequel glissa une voix traînante: « ... Quand vous voulez, Monsieur Dombrovski. En revanche, j’ai un paquet de cigarettes qui m’attend à dix-sept heures et je doute que vos petits camarades aient envie de vous observer jusqu’au soir fixer une élève avec vos globes oculaires aussi perçants que ceux d’une truite morte sur un étalage de poissonnière ». A peine l’avait-il entendu prononcer la formule qu’il l’interrompit volontairement, « Bon sang, concentrez-vous Dombrovski », lui aboya-t-il dessus pour le faire réagir. Visiblement agacé, le visage du jeune s’endurcit et vira au cramoisi, de gêne ? D’énervement plutôt. Lui donnant un air... constipé. Réussissant tout juste à contenir un élan de moquerie, l’ukrainien se frotta le front du bout de l’index et du majeur, sourcils froncés entre fausse pitié et désespoir. Ces vingt minutes allaient être longues… trop longues… Un bruit strident et cuivré sonna la fin mais surtout le glas de cet exercice peu fructueux qu’il prit à peine le temps de commenter en marmonnant dans sa piquante barbe de quelques jours, « Je ne vous remercie pas tous les deux et je prendrais soin la prochaine fois d’inverser vos rôles dans cette situation. Peut-être que l’on chatouillera davantage cette réalité qui vous échappe », le griffa-t-il railleur d’une dernière pique bien plus déplacée que désobligeante avant que l’attroupement ne se précipite hors des lieux, affaires rassemblées à la hâte, avec une énergie soudaine et nouvelle comme cela était toujours le cas après un enseignement - en particulier le sien- afin de fuir et se disperser dans ce bistre couloir du premier sous-sol.

La paresse l'avait fait se tenir contre l'encadrement de la sortie, mu par le désir de ne faire qu'un avec la nonchalance, toujours. Le coude gauche prit appui sur la pierre, ses phalanges se frottant l'arrière d’une nuque tendue, tandis que ses pupilles se contentaient de balayer les étudiants du pas de l'entrée comme d'autres pouvaient faire le ménage avec de vieux moutons duveteux traînant sous un lit. Le sang-pur n'eut aucune difficulté à repérer la présence, toujours aussi cruellement familière malgré les années, de Solveig Andersen entre l'amas estudiantin qui se dissipa près des escaliers. Elle se tenait là. Aussi lumineuse qu'il était ténèbres. Il lui fallut prestement voiler ses sphères bleutées de haine, seul bouclier dont il disposait contre la beauté mortelle, alors que son âme semblait la trouver, tant recherchée, s’écriant silencieusement « regarde, c’est elle » dans un bonheur éclot entre quelques côtes pour la perdre aussitôt, flinguée par un élan de mépris qu’il focalisait tout entier entre ses cils, de peur qu’elle y découvre toute l’admiration béate qu’il lui portait. L’assassiner de ces mêmes iris avec lesquels il aurait pu l’idolâtrer. La tenir écartée, à distance, loin de lui et de son myocarde intenable. La porte massive claqua dans la moiteur des souterrains, grondement d'une colère qu'il se dirigeait bien davantage qu'à celle-là même qui réussissait à envahir son esprit sans aucune magie. Omniprésente, omnipotente dans un mental qui n'était que contrôle et contrainte. L’échine adossée à ce passage fermé, ses yeux retrouvèrent le noir de la prise de recul pendant que son buste se soulevait avec frénésie entre contrariété et angoisse, sa vue se rouvrant finalement après quelques pas sur le bureau devant lui, tombant sur un emballage qu’il s’apprêta à récupérer d’un dernier déplacement rapide qui fut interrompu à quelques centimètres de sa recharge en nicotine. Retirant sa main du meuble après avoir récupéré son précieux rectangle en entendant la poignée s’abaisser avec violence, il rangea son poing tremblant avec ses bâtonnets de tabacs dans la poche de son manteau et en fit de même avec le second, arborant son habituelle tronche de type enfoutiste et satisfait de sa propre existence alors qu’elle n’était que déréliction. « C'est quoi ton problème, Zawodzkai ! », elle se rapprochait déjà, divine furie, bien trop rapidement si cela ne tenait qu’au jugement du brun, l’agacement lui barrait la frimousse d’une manière horriblement séduisante. Rien que pour revoir le minois d’Andersen se déformer de la sorte, le Zawodzkai aurait pu désirer une seconde fois trouver n’importe quelle excuse bidon afin de l’irriter encore. Putain, voilà qu’il se montrait réjoui de déclencher des émotions négatives chez cette sang-de-bourbe. Il était soudainement certain qu’il serait tout aussi en mesure d’insuffler de tous autres traits à ce visage qu’il avait trop de fois rêvé, à présent non loin du sien. Trop loin ? La ferme… « Je ne suis pas assez bien pour être professeur, selon toi ? Tiens, une sang impure dans le corps enseignant, et pourquoi pas des Coco Pops dans des Frosties, pendant qu'on y est ! Mais tu sais quoi ? Je suis ton égal, même si cela te débecte, donc un simple "bonjour", ou même un "pardon", comme pour tout à l'heure, nous permettront peut-être de survivre dans cette école et surtout à cet étage. Mets-y un peu de bonne volonté, par Merlin ! » Il serra le conditionnement à l'aide de ses doigts, écrasant la surface cartonnée contre l’intérieur de sa poigne, jouant discrètement mais nerveusement avec le restant de plastique qui l’entourait dans son pardessus sombre en l’écoutant le confronter. La fin de sa critique lui échappa d’ailleurs complètement, ses prunelles bien trop perdues à relever la gourmandise du galbe de ces lèvres framboise soulevant des reproches autant qu’elles lui inspiraient le besoin de les posséder à nouveau. Son cou déglutit lourdement. Déviant ses nuances circulaires et concentriques lagon de sa bouche, espérant avoir été suffisamment furtif, Demyan se maudissait toutefois de s’y être risqué. Manquerait plus qu’elle ait remarqué sa petite fixation momentanée. Plantant ses prunelles avec arrogance dans celles tout aussi bleues de la sorcière, il chercha à rattraper son écart en la baratinant, mais avant tout, à l’éloigner de cette proximité qu’elle avait instaurée contre son gré et qui le mettait mal à l’aise malgré l’assurance dédaigneuse qu’il pouvait dégager pour se donner contenance : « Je ne crois pas vous avoir accordé ce degré d’intimité, le vouvoiement sera ainsi de rigueur entre nous, Mademoiselle… ? », l’ukrainien fit semblant de ne même pas avoir eu l’obligeance de retenir son nom de famille comme si celui-ci n’était d’aucune importance, «… enfin peu m’importe. Je suis au regret de vous contredire. Vous n’êtes après tout que l’une parmi tant d’autres indignes ici au château », l’enfonçait-il délibérément dans la plèbe souillée alors qu’il l’élevait en secret au rang d’égérie, d’obsession. « Rien de nouveau sous le sol…eil, le décret ne datant pas d’hier mais je dois avouer que la politesse n’a jamais été mon fort, surtout si je n’y vois aucun intérêt. Quant à tout à l’heure », agissant contrairement à son envie de fuir, l’ancien Veles s’avança vers le professeur d’Elixirs et Potions, allant la titiller de près à se coller presque à elle, jusqu’à franchir la limite de la bienséance entre collègues en baissant d’un ton, « Je ne vais pas m’excuser d’avoir été victime de votre besoin d’effleurer un peu de perfection », qu’il lui glissa chuchoté tout bas, « Pour ce qui est de survivre au sein de cette école ou même de cet étage, vous devriez revoir votre sens du danger et envisager qui menace véritablement qui, ici… », il finit par se plaquer contre elle, une main venant épouser plus sensuelle qu'aventureuse le creux de sa chute de reins, provocateur jusqu’au bout.

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Solveig A. Andersen

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MessageSujet: Re: [Soldemy] Every since we made, eye contact I just wanted to make contact, with you   Mar 23 Fév - 20:18



❝Every since we made, eye contact I just wanted to make contact, with you ❞
Demyan & Solveig
Son regard était assassin et son souffle saccadé. Ses lèvres, avec les mots, s'étaient durcies pour devenir des traits fins, menaçants, illustrant à merveille l'état de colère dans lequel la danoise se trouvait. Alors qu'elle venait de clore son monologue par une prière dans laquelle elle n'était pas experte pour n'avoir jamais suivi le culte, elle se tut, brutale et le corps, encore soulevé par ce sentiment désagréable, s'emplissait doucement d'une adrénaline nouvelle, drogue assez addictive pour n'importe quel sorcier de son tempérament. Le souffle court, sa poitrine, sous les plis fins de la chemise blanche, se soulevait à un rythme bien trop élevé, adoptant un allegretto dérangeant, forçant ses clavicules à apparaître et à disparaître à l'orée d'un col éternellement déboutonné. Alors qu'elle assénait sans hésitation les billes d'un bleu presque transparent de l'ire qui la consumait, un léger sourire cynique, moqueur et mauvais s'installa sur le bas de son visage. Il reculait déjà, le  fourbe. Lui faisait-elle peur ? Elle espérait bien que oui, si cela pouvait lui permettre d'accéder à des excuses ou même à une once de respect de sa part. « Je ne crois pas vous avoir accordé ce degré d’intimité, le vouvoiement sera ainsi de rigueur entre nous, Mademoiselle… ? » Il était sérieux ? Ils avaient passé elle ne savait combien d'années à se « côtoyer » entre les murs de Durmstrang et il la considérait comme une  futile étrangère ? Et quel était ce ton supérieur qu'il se permettait de prendre avec elle ? La colère montait de nouveau en une vague brûlante de son estomac à ses épaules, vague qu'elle essayait de faire taire par un simple croisement de bras sur sa maigre poitrine. «… enfin peu m’importe. Je suis au regret de vous contredire. Vous n’êtes après tout que l’une parmi tant d’autres indignes ici au château » Sa mâchoire se serra un peu plus alors que ses doigts de la main droite martelaient la manche de son avant-bras gauche. « Indignes » ? Avait-il bien employé ce vicieux petit mot ? Indigne, qui définissait ainsi a contrario les dignes, les choisis, les désirés, les enfants choyés de l'humanité. Les indignes apparaissaient ainsi comme ces êtres qui se seraient accaparés un savoir ou une capacité qui n'aurait jamais du être la leur, comme des voleurs, comme de pauvre paysan à qui Prométhée aurait offert le feu sacré de l'Olympe. Mais la Magie n'était pas réservée à une caste et, pour Solveig, seuls les méritants avaient le droit de se proclamer sorciers. Être ainsi engoncé dans des poncifs aussi anciens la dégoûtait au plus haut point. Comment lui, professeur de Durmstrang et personnage de caractère, n'avait-il pas réussi à s'enlever une telle idée de la tête ? Il la décevait presque. « Rien de nouveau sous le soleil, le décret ne datant pas d’hier mais je dois avouer que la politesse n’a jamais été mon fort, surtout si je n’y vois aucun intérêt. Quant à tout à l’heure, je ne vais pas m’excuser d’avoir été victime de votre besoin d’effleurer un peu de perfection » Un éclat de rire nerveux, étreint par la fragilité actuelle de ses sens bien trop emprunts de son emportement, échappa à la jeune femme. Il ne le pensait pas, c'était impossible. Malgré ce regard transperçant et cette mâchoire forte, parsemée équitablement d'une pilosité assurément virile, Solveig Andersen était persuadée que si l'un des deux devaient rougir d'un quelconque rapprochement corporel, ce serait lui. A l'entendre, les sang-pures apparaissaient presque comme les seuls être dignes d'être considérés comme humains et donc, de surcroît, d'être courtisés par lui, ô magnifique Zawodzkai. Elle imaginait bien que la pureté ne courrait plus trop les rues sorcières, surtout passé le cap de la trentaine, enfermée à jamais dans un mariage qui ne permettrait plus au courtisan célibataire de faire sa cour. A en juger par les phalanges fines et pourtant masculines de l'ancien Vélès, aucun vœu n'avait été accroché à son annulaire gauche, preuve pour la jeune femme que le charmant brun aux cheveux légèrement en bataille, ne connaissait que rarement le plaisir et la douceur des femmes. En outre, à en juger par sa mine sévère, bien qu'elle soit, elle devait l'admettre, assez séduisante par cette gravité même, la gente féminine ne devait pas se précipiter devant sa porte en hurlant son nom pour qu'il les choisisse, avide de ce corps qui, bien que svelte et puissant, ne respirait pas la forme sportive. Dans tous les cas, il s'était approché, étonnement séduisant, et lui avait murmuré ces quelques mots qui avaient eu le don de la faire rire d'incrédulité. Alors qu'elle hésitait entre lui planter ses cinq doigts sur cette joue couverte d'une charmante barbe de trois jours et se moquer franchement de lui, quitte à le ridiculiser, elle se laissa, contre toute attente, se bercer par cette voix grave, étonnement douce, long soupir qui laissait claquer sensuellement les consonnes contre le palet.  « Pour ce qui est de survivre au sein de cette école ou même de cet étage, vous devriez revoir votre sens du danger et envisager qui menace véritablement qui, ici… » La gorge agréablement sèche, le ronron de la colère s'était vu échanger contre un ronron tout à fait différent, bien plus chaud et bien plus enivrant. Ses yeux s'étaient fermés, ses lèvres entrouvertes alors qu'elle avait senti ces doigts, étrangers chatouillements, s'aventurer doucement dans le creux de son bas dos. Un sourire avait germé au coin de sa bouche, provocateur mais légèrement enfantin. Ses yeux s'étaient attardés quelques instants sur cette main aventureuse et s'étaient finalement reposés sur son propriétaire. « Oh, je vois ! Vous vous attribuez les rôles du héros et de l'assassin. Celui qui résiste au danger impur, et celui qui le provoque, qui tente de le séduire pour le soumettre et le passer sous sa coupe. » Sur ce buste adorablement bombé, elle dessinait rêveusement des vagues, des cercles, des spirales, amusée apparemment par la situation. Elle s'était même accrochée à son col, le temps de quelques secondes, histoire de se hisser sur la pointe des pieds et de murmurer à une oreille vers laquelle elle se fraya un chemin à travers les mèches brunes un rapide « Vous aviez raison, le vouvoiement est tellement plus séduisant dans ce genre de situation ». De nouveau sur ses talons, elle avait repris son sourire ainsi que ses divagations picturales. « Mais avouez que chaque héros à une faiblesse, une passion secrète et honteuse qui le neutralise. Et ce danger, cette menace dont vous vous vantez tant d'être l'incarnation... » Un demi cercle prolongé par un trait déviant à droite sur ce sein gauche. Le même symbole, dans l'autre sens, en miroir, pour représenter un organe, fragile mais incroyablement dur et insensible chez la jeune femme. « ...c'est moi. Ne me sous-estimez pas, Zawodzkai » Son regard s'était détaché du torse pour se poser brutalement dans les yeux du professeur de légilimancie. Ses sourcils étaient froncés, laissant apparaître deux parts de lagon étonnement sombres et profonds. La bouche ne souriait plus et était bien plus mature qu'auparavant. La main posée sur ce torse, paume dévorant un cœur battant étrangement rapidement, Solveig Andersen se mit soudain à attendre une chose et son contraire. Des mots, véritables venins qui lui permettraient de se mesurer d'avantage à cet adversaire, et quelque chose d'autre, qui aurait du la dégoûter si on lui avait soumis l'idée auparavant. Après un léger coup d’œil à ses lippes, elle sentit presque l'organe qu'elle jugeait insensible renaître dans sa cage thoracique.

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Demyan V. Zawodzkai

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MessageSujet: Re: [Soldemy] Every since we made, eye contact I just wanted to make contact, with you   Mar 23 Fév - 20:18



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Un court instant, à son contact elle avait clos ses paupières que la beauté maquillait d'un fard plaisant. Il lui aurait suffi à ce moment précis de se pencher un peu plus, de l'attirer à lui afin de cueillir le rose de ses muqueuses soyeuses et de les humidifier de son désir comme la rosée caresse les pétales offerts au matin… mais il n'en fit rien. La peur ou un soubresaut de conscience l’ayant retenu. Frémissante sur des lèvres silencieuses, la sensation de ce premier baiser lui revenait malgré tout d'effroi et de douceur, fantôme d'un passé qui aurait dû rester révolu, taciturne d'un besoin qu'il ne pouvait échanger une seconde fois. A lui avoir privé il y a de cela douze ans de ce souvenir afin d'en demeurer l'unique détenteur, la réminiscence de ce rapprochement n'en était devenue que plus intense et marquée car complétant l'union de deux mémoires sur un même évènement, lui allouant une entièreté stupéfiante, ayant tous deux encodé des informations différentes pour lui conférer une coloration particulière. Ce n'était pas faute d'avoir essayé d'en retrouver l'essence subtile sur d'autres bouches, contre d'autres chairs, sans qu'il n'y rôde la même rage mystérieuse. Il avait pourtant, un temps, tenté de ravir l’amour en se raccrochant à des hanches à ne plus savoir à quel sein se vouer. Affreux gaspillage d'énergie lorsque la source de tout émoi se trouvait là, contre ses phalanges qui n’osaient pas se déplacer dans ce bas de colonne, se contentant d’un appui, d’y apposer leur présence. Immobile de corps dans ces retrouvailles sans mouvements que le brun restait le seul à éprouver comme tel, ses yeux cajolaient quant à eux avec une lueur admirative difficilement perceptible la lisière de ce visage séraphique trop de fois venu le tourmenter de sa finesse alors que bien d'autres faciès féminins avaient à peine réussi à le faire frémir. Au mieux, de dégoût. Déviant sur sa joue gauche, se faufilant avec lenteur à la naissance de son cou de son simple regard, l'ukrainien retrouva avec une certaine effervescence intérieure la constellation formée de trois naevus, deux jumeaux sur l’arrondi de la pommette et une étoile isolée sur son épiderme lacté non loin d’un décolleté entre-ouvert sur une agitation naissante. Souffle accéléré, papillonnant par une poitrine qui s’en magnifiait, exaltant sa propre respiration qui y trouva une nouvelle mesure à laquelle s’accorder. « Oh, je vois ! Vous vous attribuez les rôles du héros et de l'assassin. Celui qui résiste au danger impur, et celui qui le provoque, qui tente de le séduire pour le soumettre et le passer sous sa coupe » , chercha à décortiquer l'impure cette attitude pour le moins ambiguë que l'ancien Veles manifestait sans réussir toutefois à effleurer une part de vérité. Était-ce réellement ainsi qu’elle l’imaginait ou qu’elle pensait qu’il se voyait dans un miroir ? Ces surfaces réfléchissantes… Victorieux et meurtrier ? Il avait assurément achevé plus de vies qu’il n’en avait sauvées. Un sourcil haussé et incrédule conféra un apparat narquois à ses traits, venant masquer un éclair de surprise dans sa pupille lorsqu'il sentit qu'elle flattait son buste de motifs puérils, le poussant à en contracter les muscles involontairement à son toucher imprévu. Autant qu'elle sente de ses tracés qu'il était bien foutu. Nonobstant l’estime exagérée qu’il se portait, Demyan possédait tout de même la lucidité de ne pas s’imaginer être l’héros d’une quelconque épopée qu’un aède se plairait à conter de manière lyrique. Si le sorcier pouvait bien s’attribuer la métis ou encore la patience du roi d'Ithaque qui sept années durant était resté emprisonné par une reine nymphe dans une grotte enchantée sur l’île d’Ogygie, l’ukrainien ne pouvait guère se targuer avoir une Pénélope qui l’attendait à l’autre bout d’un voyage aussi périlleux soit-il, sa Calypso n’étant autre que sa propre mémoire et le métier à tisser les songes sans cesse renouvelés qui s’y brodaient pour se défaire aussi prestement. Que dire des qualités de ces demi-dieux ou mortels vaillants qui en faisaient leur typicité ? Glorieux, renommés, sages, magnanimes et courageux. Il ne respirait rien de cela, pas plus qu’il n’aurait été possible de caractériser le Zawodzkai d’anti-héros puisque ne suscitant aucune sympathie ou admiration particulière en recherchant même leur contraire. Troublé par ses esquisses invisibles, le Mangemort dut réprimer avec barbarie une envie de se reculer, se forçant à rester impassible, Apollon de marbre où s’agrippaient deux mains délicates permettant à sa détentrice de lui susurrer au plus près des dires qu’il ne pouvait que prendre pour une tentative de drague : « Vous aviez raison, le vouvoiement est tellement plus séduisant dans ce genre de situation » Se rendait-elle véritablement compte de l’enjeu de pareil contexte ? Evidemment que non. Devait-il la prévenir de ce qu’elle se risquait à réveiller en lui ?

Ce muscle cardiaque à vif nappé sous une couche du même noir que les œillades qu'il lui jetait depuis septembre. Comment ne pas exécrer le mutisme d’un organe incapable de s’emballer une nouvelle fois, à le traîner tel un poids mort allant jusqu'à douter de son existence, jusqu’à la revoir, elle ? Et voilà que sous ses doigts il frappait à tout rompre, au point d'en devenir (dés)agréablement douloureux, plus vivace que jamais. Venant illustrer le tumulte intérieur d'une représentation picturale par un cœur, Solveig avait probablement visé dans le mille sans le savoir. Le doute se faisant encore plus virulent par ses paroles: « Mais avouez que chaque héros à une faiblesse, une passion secrète et honteuse qui le neutralise. Et ce danger, cette menace dont vous vous vantez tant d'être l'incarnation... c'est moi. Ne me sous-estimez pas, Zawodzkai » Avait-elle deviné ? Compris ? S'était-il trahi par son comportement ou était-ce ce lambeau de souvenir mal arraché qui venait de le mettre à nu ? Il avait paniqué certes en l’extirpant de son esprit, abandonné quelques racines mais de là ce qu’il y germe l’hypothèse qu’elle le rendait faible, ce ne pouvait être que du bluff ou l’assurance mal placée d’une personnalité peut-être aussi gonflée que la sienne. Du moins, préférait-il le penser. S’il n’avait eu qu’une once de connaissance du monde moldu et des bandes dessinées du début du siècle, Demyan aurait pu envisager qu’en un sens, face à ce qu’il ressentait bien malgré lui drapé dans sa cape vermeille chimérique, la blondinette exerçait une emprise digne de la kryptonite. « Je présume que vous avez tout de suite pensé aux héros puisque les histoires se plaisent à les dépeindre incroyablement virils ? », l’interrogea-t-il le plus naturellement du monde, se caressant l’ego des fleurs qu’il se jetait tout en jouant subitement sur le fait qu’elle lui avait redessiné le torse d’une insigne on ne pouvait plus niaise à l’instar du s ornant le buste d’un superman dont il n’avait connaissance ou cure, « Leurs physiques hors normes, les aptitudes extraordinaires qui en découlent… », l’énumération se voulait volontairement ébauchée d’un timbre suave, « oui, je veux bien y voir un parallèle mais à y réfléchir et à choisir je crois que je préfère encore me situer du côté des méchants. Sauf si bien sûr, vous désirez jouer la demoiselle en détresse… », il resserra encore son étreinte autour de son échine, la protégeant d’un mal imaginaire tout contre son torse, « Dans ce cas-ci ne mériterais-je pas une récompense pour vous avoir sauvé du grand méchant ennui ? », qualifia-t-il consciemment cette entrevue de passe-temps futile venant combler une après-midi rébarbative. Flirtant avec la proximité de ses lippes, le legilimens lui laissa entrevoir le temps d’un espoir - ou était-ce celui de sa propre appétence ?- la possibilité dangereuse qu’il s’en empare sauvagement avant de retirer, indolent, sa nuque afin de poursuivre avec un flegme flagrant : « Ou peut-être allez-vous choisir de crier à plein poumons pour me permettre d'endosser les comportements d’un personnage que le public se plaira à nommer le vilain ? Enfin, je parle bien de ses attributs moraux et non de son apparence corporelle qui reste après tout celle d’un très bel homme », soit lui-même en l’occurrence. Pour appuyer ses propos son avant-bras droit auparavant dans son bas du dos se cala un peu plus haut derrière ses reins enveloppant son bassin qu'il emporta d'un prise sur l'une de ses hanches d'adolescente devenue femme de sorte à l’acculer à quelques centimètres du tableau noir, la coinçant sans pourtant l’y adosser complètement, ne lui concédant aucune échappatoire directe. « Pour vous sous-estimer, il faudrait néanmoins que je commence à vous estimer déjà tout court mais je vais vous suggérer tout autre chose, voulez-vous ? Cessons les élucubrations fictives pour se concentrer sur la réalité. Rien que nous deux en protagonistes, jusque-là rien de bien compliqué à saisir. Je serais donc l’agent secret que j’ai été formé d’être entre les murs de cette institution et vous …», gardant sa phrase en suspens afin d’accentuer encore davantage sa position de délicieuse captive, l’enseignant permit à sa paume de libre d’entourer fermement la menotte qu'elle tenait bien trop proche de son palpitant tandis que sa seconde remontait agile le long de ses vertèbres, glissant sur le tissu fin du chemisier, s'égarant sous la sombre petite veste masculine qu’elle avait choisi de porter, « vous serez la charmante institutrice qui me cèdera entre deux missions », l’espace entre les textiles et le panneau contre lequel il la retenait lui accordait tout juste suffisamment de liberté pour le mouvement agile qu’il effectua alors au niveau de ses omoplates, parvenant à dégrafer son soutien-gorge d’une seule main par-dessus le vêtement, la dévisageant simultanément d'une moue faussement surprise, finissant par lui octroyer enfin après des mois un incontestable sourire et non l’un de ses pseudos-rictus de suffisance habituels. Voudrait-elle tenir le rôle qu’il aurait toujours voulu la voir interpréter ? Plus qu’une enseignante, devenir la sensuelle héroïne qu’elle avait toujours été pour lui ?  

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Solveig A. Andersen

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MessageSujet: Re: [Soldemy] Every since we made, eye contact I just wanted to make contact, with you   Mar 23 Fév - 20:18



❝Every since we made, eye contact I just wanted to make contact, with you ❞
Demyan & Solveig
Alors que son regard s'était ancré violemment dans celui du professeur de légilimancie, le défiant de la contredire ou de tout simplement rigoler de sa menace, Solveig pouvait sentir dans son corps se développer la chaleur tant apprécier du jeu de la séduction. Bien que l'homme soit des plus grognons et que sa fierté clairement affichée l'irritait au plus haut point, elle ne put s'empêcher d'imaginer, un court instant, d'espérer même, qu'il se décide enfin et qu'il franchisse la barrière de la bienséance. Ne l'appréciait-il donc pas ? D'accord, son sang n'était pas des plus purs, ce dont la sorcière se fichait éperdument, mais était-elle seule à voir dans cette étrange proximité la possibilité d'une quelconque aventure ? Elle n'espérait rien, surtout de Zawodzkai, dont elle s'imaginait déjà faire ravaler la fierté. Cela ne durerait pas longtemps, quelques minutes peut-être, juste le temps qu'elle neutralise cette envie nouvelle qui lui brûlait les veines. « Je présume que vous avez tout de suite pensé aux héros puisque les histoires se plaisent à les dépeindre incroyablement virils ? Leurs physiques hors normes, les aptitudes extraordinaires qui en découlent… » Un sourire moqueur se dessina sur les lèvres fines de Solveig, fragile papillon aux ailes rarement froissées. Sa vantardise était tellement dérangeante qu'elle en devenait presque séduisante, chose qu'elle ne souhaita pas souligner. A la place, elle se contenta de jeter un bref regard au torse gonflé d'orgueil sur lequel présidait fièrement sa main, l'air faussement dédaigneux. Il ne s'imaginait quand même pas qu'elle allait acquiescer à cette flatterie personnelle, si ? « oui, je veux bien y voir un parallèle mais à y réfléchir et à choisir je crois que je préfère encore me situer du côté des méchants. Sauf si bien sûr, vous désirez jouer la demoiselle en détresse… » D'un coup, elle se sentit attirée contre lui, prisonnière d'une poigne forte et étonnée du simple geste que le sang-pur avait osé faire à son égard. Se rendait-il seulement compte que son épiderme allait sentir un peu plus l'impur, lui qui avait, elle avait cru comprendre, une puissante aversion pour eux ? S'accrochant un peu plus à cette chemise comme un chaton sur lequel on aurait balancé un seau d'eau, elle posa ses grandes billes étonnées sur l'apprenti héros qui semblait prendre beaucoup trop au sérieux le rôle qu'elle lui avait attribué. « Dans ce cas-ci ne mériterais-je pas une récompense pour vous avoir sauvé du grand méchant ennui ? » Ainsi collés l'un à l'autre, la sorcière eut étonnamment du mal à mettre de l'ordre dans son esprit qui s'arrêta subitement de fonctionner alors qu'approchaient de ses lippes celles inattendues du legilimens. Elle aurait voulu lui répondre par une claque ou par une remarque cinglante, les deux pouvant meurtrir soit la joue soit l'ego du polisson, mais comment agir lorsque votre désir de pauvre femme vous pousse à céder à cette abaissante proposition ? Les lèvres entrouvertes, le cœur palpitant à vive allure face à l'envie de plus en plus pressante, quelle ne fut pas sa déception de voir ces yeux se détourner de ses lèvres entraînant par là même le reste du visage. Sérieusement ? Il allait la laisser là, insatisfaite, frustrée ? Sans savoir pourquoi, elle se mit à le détester un peu plus, lui en voulant de ne pas être l'un de ces quarante voleurs intrépides. « Ou peut-être allez-vous choisir de crier à plein poumons pour me permettre d'endosser les comportements d’un personnage que le public se plaira à nommer le vilain ? Enfin, je parle bien de ses attributs moraux et non de son apparence corporelle qui reste après tout celle d’un très bel homme » Il l'avait saisie et elle l'avait laissée faire, se donnant tout entière à cette main assurée bien que peu entreprenante. Il l'avait ainsi entraînée près du grand tableau noir, charmante captive d'un bourreau de plus en plus séduisant et frustrant. « Pour vous sous-estimer, il faudrait néanmoins que je commence à vous estimer déjà tout court mais je vais vous suggérer tout autre chose, voulez-vous ? Cessons les élucubrations fictives pour se concentrer sur la réalité. Rien que nous deux en protagonistes, jusque-là rien de bien compliqué à saisir. Je serais donc l’agent secret que j’ai été formé d’être entre les murs de cette institution et vous …» Cette voix, délicieusement remplie d'une volupté qu'elle imaginait sans difficulté, blessa son ego de femme indépendante qu'elle avait choisi de se construire. Les dents serrées, tiraillées entre la colère que les mots avaient provoquée en elle et l'envie, mise à mal par cette main qui se déplaçait dans son dos, faisant frissonner son épiderme, la sorcière attendit la suite, affamée de ces lèvres qui s'amusaient encore à la rabaisser et qui auraient du lui paraître détestables. Foutues hormones et foutu connard qui devait bien s'amuser de la situation. « vous serez la charmante institutrice qui me cédera entre deux missions » La pression qui se faisait habituellement dans son dos se défit en un habile tour de main, bien qu'un claquement de doigts aurait été plus admirable. Connard. Simplement et purement : connard.

Alors que le garçon était visiblement fier de lui, l'envie mêlée d'une colère palpable lui fit murmurer ce simple mot, sorti des profondeurs de son âme. « Jamais. » Plutôt crever que d'avoir à faire à un abruti dans son genre qui la rabaisserait constamment alors que son but serait d'atteindre les étoiles de la reconnaissance. Plutôt crever que d'aimer un homme au caractère si détestable et noir. Plutôt crever que de céder à ses caprices, de se montrer faible et désirable contre ses lèvres, lèvres qu'elle fixait avec beaucoup trop d'attention pour continuer sa liste de bonnes résolutions. Sûre d'elle et la mâchoire serrée, Solveig arracha son poignet de la main du legilimens d'un geste brutal et, sans crier gare, enleva la veste noire d'un geste prompt pour déboutonner bientôt son chemisier, les doigts toujours aussi déterminés. Si ses intentions avaient été de la faire chier comme personne, il avait magnifiquement bien réussi. Il lui avait dégrafé son soutien-gorge ? Elle allait lui montrer ce qu'il y avait en dessous, lui qui, visiblement, aimait taquiner la bête mais n'appréciait pas s'en laisser approcher. Elle enleva finalement la brassière blanche d'un geste bien peu romantique et finit par s'exposer ainsi, devant ces yeux qu'elle affrontait elle-même sans honte. « Si vous me pensiez charmante, je ne le suis pas, Monsieur. » Le thorax s'élevant toujours sous le coup de la colère et de l'envie, c'est sans grande cérémonie qu'elle se colla d'un coup au professeur. La main libre, dans un geste désireux, s'agrippa au col du manteau noir de Demyan, permettant à Solveig de trouver une certain appui alors que violemment, ses lèvres, arides de fureur, s'échouaient sur les mortels récifs qu'étaient les lippes vénéneuses de Zawodzkai. Elle allait lui faire payer son affront, pensait-elle, alors que la bouche cherchait à meurtrir l'autre, à en ouvrir d'une soumission nouvelles les portes trop peu entrouvertes à son goût. Sa main avait ensuite lâché le col pour enrouler le cou, emprisonnant de ce bras fluet la personne de l'ancien noir. Qu'il ne lui fasse pas subir l'affront de se dégager d'elle ou sa punition risquait d'être plus grande ! Les yeux clos, elle s'était ainsi mise à affronter ces barrières dont la douceur était plus que dérangeante. Devait-elle lui dire que dans un tel combat, il était nécessaire que les deux adversaires se contredisent plutôt que s'accordent ? Devait-elle lui dire que si ses mots étaient désagréables, ses lèvres avaient le devoir de l'être aussi et de se monter fières et peu réceptives ? Ainsi troublée, la sorcière s'éloigna brutalement alors que ses yeux se portaient, confus, sur les lèvres, puis sur les yeux de l'ukrainien. Dans un geste prompt, elle lâcha le cou et ses doigts se portèrent aux lèvres dont ils caressèrent le péché de luxure. Qu'avait-il fait ? Pourquoi ne s'était-il pas débattu comme elle l'espérait ? Et pourquoi ces lippes, qu'elle avait jugées agressives et désagréables s'étaient révélées être si fines et si délicates ? Toujours confuse, elle laissa sa main lâcher ses lèvres pour se poser, plus hésitante, sur la mâchoire virile et pour couler ensuite le long du cou pour retrouver sa place perdue dans la nuque. Se collant d'avantage au torse de l'homme, désireuse de cette intime proximité, elle entrouvrit légèrement les lèvres qui se posèrent doucement, après un instant d'hésitation qui lui parut infini, sur celles de l'ukrainien. Qu'il la dégoûte, par Merlin, pour qu'elle le déteste comme il était convenu.

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Demyan V. Zawodzkai

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MessageSujet: Re: [Soldemy] Every since we made, eye contact I just wanted to make contact, with you   Mar 23 Fév - 20:19



❝Every since we made, eye contact
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Tout éclata entre vertige et clameur sans son. « Jamais », qu’elle claqua contre son palet que le dégoût humectait d’un refus outré exempt d’explication alors que son articulation s’arrachait à sa prise. Mensonge. Douce désobligeance venant effriter deux impostures. Devait-il se vexer de son rejet ou de sa propre incapacité à en ignorer les répercussions ? Une ombre en tissu. Trop accaparé à débattre d’un éventuel intérêt à lui sonder la matière grise afin d’y contester une affirmation à la véracité plus que douteuse, sa perception se heurta à un détail nacré. Un second sur une blouse albâtre où il s’échappa, fripon, avec une rapidité déconcertante de la boutonnière brodée, frisant le diabolisme de bon goût. Striptease improvisé, qu’il avait instigué par son tour de main, la lascivité et la lenteur en moins. Il n’y avait que ses pensées fonctionnant subitement au ralenti qui étiraient l’instant en longueur et désir. Un mélange paradoxal cruellement attrayant de colère absolue et d’excitation fabuleuse se bousculait dans sa poitrine au fur et à mesure qu’il la voyait libérer la sienne. Chaque parcelle de peau découverte empêcha un peu plus au ténébreux d’endiguer le rythme cardiaque cadençant une sensualité en éveil. Incapable de se prononcer sans risquer de formuler un monceau de lettres coagulées tout à fait ridicule, s’abstenant avec un silence quasi éthéré, le Zawodzkai autorisa en contrepartie ce dévoilement progressif à le dévorer un peu plus de l'intérieur, tout en couvant l'initiatrice de cette haine passionnelle qu'il avait développé et entretenu à son égard. Qu’est-ce qu'il pouvait l'abominer de lui tirailler ainsi l'abdomen à se montrer aussi sublime. Seule une aversion profonde et violente avait été en mesure de juguler ou d'endiguer au moins temporairement ce mal, radiée soudainement par une lueur intéressée dansant dans ses iris océan noyés dans une contemplation largement perceptible. Même la luminosité singulièrement diffuse des luminaires de la salle circulaire semblait, pour le narguer, jouer à la déshabiller davantage. Comme si les bistres suspensions très peu décoratives tamisaient la simplicité d'une première épaule dévoilée où glissait la canaillerie d'une bretelle de sous-vêtement dans une intimité troublante. Egérie en lingerie. Ingénue… nue ?! Oh putain de bordel de... Les arabesques de guipure blanche s’échouèrent sur le sol. Mais si le geste n’avait rien de féminin, la découverte, elle, en revanche, n’aurait pu l’être plus encore. « Si vous me pensiez charmante, je ne le suis pas, Monsieur », balaya-t-elle son compliment antérieur et le parterre d’un soutien-gorge bien trop pur pour être entaché de cette grossièreté. Il suffisait de considérer le regard que le brun avait jeté à cette anatomie éblouissante afin d’estimer que le mot n’aurait pu lui rendre justice. Charmante se justifiait tout juste passable pour ces femmes que la nature n’avait gâtées que d’une aura particulière estompant des traits pas toujours très harmonieux. Solveig, quant à elle, était l’une de ces créatures à la beauté sans trouble et sans murmure, à même d’émouvoir la plus insensible des physionomies sur laquelle les efforts devenaient vains d’y retenir la surprise, de réveiller une ferveur insensée poussant à rechercher le ravissement d’une éternelle étreinte où tout le reste devenait confondu dans un suprême oubli pour ne conserver qu’un éblouissement sans pitié. Probablement avait-il, en partie, choisi la noirceur, il y a quatre ans de cela, de sorte à mieux pouvoir admirer, obombré de ténèbres, cette clarté que la blonde réveillât autrefois et réanimait à présent. Le satin de son épiderme se confronta au coton de sa chemise noire que l’ukrainien aurait soudainement préféré arracher dans un peau à peau charnel où l’envie impertinente de l’un se heurtait à la convoitise qu'il voyait bouillonner dans les yeux de velours de l’autre. Elle l'avait dérouté, perdu. A se frotter à sa prestance de la sorte, à être si belle à en crever. Le cuir du pardessus qu’il portait fut attiré avec hâte vers elle, entrainant un cou hésitant et des lippes convaincues alors qu’il accueillit à pleines lèvres le soyeux sa bouche. Tandis que l’ancienne mauve devenue fauve tentait de ravir une langue déjà conquise, il n’était que tendresse, réceptionnant les foudres et les ardeurs de ce baiser, qu’elle lui infligeait comme pour le tuer, tel que l’aurait fait un amant d’une lettre tant attendue de sa bien-aimée. Crétin. La danoise s'écarta cependant promptement de lui. Il resta bêtement planté là, déçu de l'interruption. Leurs paupières se rouvrirent simultanément sous un myosis commun rapidement écarté par son contraire, les pupilles finissant aussitôt par se dilater de ce tabou, braquées sur leurs semblables à l'instar d'armes moldues, chacun des enseignants s'attendant à ce que la peur née de cette attirance partagée ne déclenche l'une des gâchettes. Il n’avait aucunement besoin d’user de magie mentale, il avait la certitude qu’ils partageaient tous deux la même interrogation. Qu’est-ce qui lui était passé par la tête, bouse ? Le sang-pur, Mangemort de surcroît aurait dû détourner la nuque. La mettre plus bas que terre, la napper de ses palabres acides, tel était le seul dessein pour lequel il aurait dû employer sa salive et non pas à l’échanger à sa bave impure. Visiblement tout autant, si ce n'était plus, perturbée de cette réaction inattendue, le professeur d'élixirs et potions vint de la finesse de ses phalanges désarçonner des muqueuses encore humides, y cherchant une réponse qu'elles ne possédaient guère et quand bien même existerait-elle, refuserait-il de la lui livrer.

Un élan d'idiotie, une presque-envie d'irradier de bonheur le prit lorsqu'il sentit ces doigts féminins, ses doigts, lui parcourir le bas du visage pour se faufiler à nouveau à leur place initiale, provoquant un brusque fourmillement le long du restant de sa colonne. Pourquoi demeurait-elle la seule à pouvoir lui arracher des tressaillements ? Comment son sang souillé réussissait-il à étreindre son cœur indifférent vers tant de pulsations s'amusant à molester ses tempes, son plexus et son bassin de battements assassins, trahissant impudentes une volupté trop longtemps étouffée ? Il n’était pas en train de … et merde. Effaré presque intimidé de constater à quel point Solveig avait été encrée dans sa chaire et les méninges qui lui servaient de masse d’intelligence, bien plus profondément gravée et indélébile que le sinueux motif venu barioler son avant-bras gauche à ses vingt-sept ans, il eut irrémédiablement envie de se frapper d’avoir ressenti cette chose pour elle durant ce dixième de siècle, alors qu’au mieux pouvait-elle vaguement se souvenir avoir croisé l’insolence de ses prunelles meurtrières au détour d’un couloir lors de leur scolarité pour s'en voir à nouveau gratifiée depuis la rentrée. N'avait-elle pas honte d’exposer ainsi chez lui cette immondice de sensibilité qu'il pensait aussi défunte que son meilleur ami ? Fragilité enterrée six pieds sous une âme terreuse et des os pourris de méfaits. Andersen le rendait si... humain qu’il finirait par en tomber malade ou sombrer dans les affres de la folie. Embourbé dans une fascination intenable qui l’engonçait, le slave ne contrôlait plus rien à cette distance. Sa respiration le pressait exagérément à ne faire qu’un souffle malgré toute la retenue dont il avait appris à faire preuve. A la seconde approche de la jolie blonde ne lui laissant aucun répit, la main du legilimens se perdit près de son menton, venant former, le premier doigt d'un côté de sa frimousse, le restant de ses articulations à l'opposé, un angle étrangement parfait avec sa mâchoire. Comme pour se rassurer qu'elle ne s'échapperait pas dans le cas où sa conduite s’avérait enfantée, dictée et nourrie par la force du Maléfice dont les effets se révélaient pour le moins imprévisibles et aléatoires. Le bout de son pouce effleura les délicieuses tentatrices qui s’étaient représentées à lui. Et si elle se reculait encore ? Il ne voyait plus, il voulait. Le désir fourbe et un éprouvé étrange de l’avoir rien que pour lui, là tout contre son torse, il lui céda, fondant sur la douceur à l’image d’un rapace sur une proie maintenue longuement en ligne de mire de son bec acéré. Sa droite déjà apposée à son minois se dirigea spontanément plus loin sur sa joue pendant que la paume de sa sénestre lui permit de recueillir en cœur des deux mains cette superbe figure que le professeur de legilimancie maintint dans écrin protecteur et possessif. Il la tenait. Ne la lâcherait plus. Envahi par une sensation euphorisante, horriblement grisante qui s’infiltrait entre ses pores, s'emparait gracieusement de tout ce qui lui restait, de tout ce qu'il était, grâce à elle, à cause d’elle, la fougue l’emporta vers une frénésie sans nom. Il enroba ses lèvres d’une extase délirante, leur prodiguant toute l’attention qu’il n’avait pu leur accorder durant toutes ces années, faisant de sa bouche vermeille le royaume de bien des merveilles, lui offrant sans mesure ni timidité le seul échange qui se recevait plus qu’il ne se donnait, s’abandonnant contre elle autant qu’il s’était retenu, bien trop voracement pour ne pas avoir de sens, bien trop puissamment pour ne pas souligner une faiblesse. Ses phalanges quittèrent leur emprise afin de se faufiler en caresse sur son cou gracile, remontant dans sa nuque qu’il empoigna avec assurance mais sans brusquerie aucune. Ses autres extrémités se dérobèrent de sa pommette, longeant de leur pulpe son épiderme raffiné, du lobe de son oreille droite à la délicatesse de l’arrondi de son épaule, finissant du revers par leur faire prendre le même sensuel cheminement en sens inverse, le rendant assurément aussi affectueux par ses cajoleries que ses paroles n'avaient été désagréables et déplaisantes. Suffit. Assez. Arrête !, qu'une petite voix désagréable le héla dans sa boîte crânienne de sorte à le rappeler à l'ordre, à la raison. Pas encore. Pas maintenant. Il n’était pas ainsi. Oh que si ! Exquis de cruauté et encore davantage d’affection. L’ukrainien avait besoin de plus, le pouvait, le devait, le méritait. Qu’y avait-il de plus fatal que de détruire en créant ? A quoi bon débuter ce qui était voué à mourir aussitôt ? Dans sa fin, elle n'était que le commencement. Eperdu dans ce baiser, l’infini dans ses bras, il lâcha prise mais pas ses lippes dans ce néant, constitué de rien si ce n’était d’elle. Des deux mains le noiraud se recula légèrement de ce buste d’Aphrodite afin de se débarrasser de son lourd manteau au coloris de son âme, le balançant, non sans y avoir récupéré ses cigarettes, sans grande considération derrière lui, l'oxygène venant à lui manquer mais il pouvait bien s'asphyxier. Le sorcier rangea son paquet dans la poche arrière de son jean et poursuivit avec la rangée de boutons de son haut qu'il garda ouvert sur l'entièreté de son torse, laissant les pans de son vêtement baller de chaque côté de son abdomen qu'il plaqua alors dans un terrible soulagement contre sa poitrine, déjà envahi par la chaleur nouvelle de ce contact. Gros con… Il retrouva l’air, la vue, reprenant abruptement sa conscience et la douleur inouïe qui l’accompagnait, lui signalant sans ménagement qu’il se devait pour l’honneur et le bien-fondé de ses croyances de défendre ses convictions jusque dans de pareils moments. Sortant un rouleau addictif de son emballage moldu, remontant malicieusement le filtre entre les seins de la sang-de-bourbe, l’empreignant de son odeur, de sa saveur, le front appuyé à son semblable, il tremblait, haletait près de ses muqueuses rougies par les siennes, leur glissant tout bas comme pour leur parler à elles seules : « Vous venez juste de me prouver le contraire, mais soit, comme vous l’évoquiez, ce ne sera donc jamais », après lui avoir renvoyé en pleine tête son premier refus avec une nonchalance offensante, il s’ôta définitivement de son corps de sorte à aller se hisser sur son propre bureau, les fesses indolemment assises, un sourire hautement comblé lui fendant les lèvres tandis qu'il s'y allumait le meilleur tube de nicotine de sa pauvre vie, goûtant l’interdit.

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Solveig A. Andersen

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MessageSujet: Re: [Soldemy] Every since we made, eye contact I just wanted to make contact, with you   Mar 23 Fév - 20:19



❝Every since we made, eye contact I just wanted to make contact, with you ❞
Demyan & Solveig
Les doigts caressaient sans le vouloir cette nuque étrangement docile à son toucher comme pour avoir une quelconque réponse à ce qui venait de leur arriver. Les yeux, quant à eux, étaient puissamment ancrés dans ceux de Zawodzkai, y découvrant la houle violente face à laquelle le cœur devait peiner à retrouver le chemin d'un port rassurant de mesquinerie et de cynisme. Il la détestait, elle en était convaincue. Et elle ? Solveig avait pris l'habitude d'en faire de même, d'ignorer sa présence ou, en tout cas, de ne pas lui faire le plaisir de lui accorder une once d'importance. Mais maintenant, maintenant qu'il la regardait d'un bleu plus enivrant que jamais, que pouvait-elle dire, penser, faire ? Devait-elle simplement se retirer, abandonnant là un combat qu'elle ne s'était pas préparée à mener ? Ou devait-elle continuer, quitte à être vaincue par des armes qu'elle ne maîtrisait guère et que le professeur de légilimancie, bien qu'il n'en laissât rien paraître, semblait posséder depuis de longues années ? Etait-il un habitué des sentiments ? Maniait-il aussi bien l'art de contrôler les esprits que les cœurs ? La danoise, étourdie par ces questions et par cette main qui venait de saisir délicatement le bas de son visage, se retrouva figée, incapable de mettre de l'ordre dans ce cerveau de plus en plus molesté par des informations et des émotions contradictoires. Elle aurait du partir, poussée par la peur et l'incertitude. Elle aurait du l'embrasser, avec la même violence qu'elle avait usé quelques secondes auparavant, quitte à montrer que non, cet homme n'avait aucun effet sur son organisme et n'était pas responsable des montagnes russes qui se déroulaient dans son ventre et dans ses veines. Mais rien de tout cela ne se passa. Un instant tremblante face à l'intensité que dégageait l'être entier de l'homme en noir, elle laissa ses lèvres recevoir la réponse qu'elle attendait tant et qu'elle refusait pourtant de connaître. Etait-il fou ? Etaient-ils fous ? Ce n'était pas censé arriver, pas comme ça. Les yeux clos, emportée dans un tournis qui n'avait malheureusement rien de détestable, elle se concentra sur cette bouche avide de ses lèvres, de sa langue, de son corps, de son être entier d'impure. Elle aurait voulu respirer, échapper non pas à ces magnifiques dévoreuses mais à la chamade qui battait bien trop fort dans son cœur, pour embrasser sans ressentir. Douce illusion ! Il en avait fait sa prisonnière, l'enfermant dans la douceur de ses paumes, dans la cellule d'un baiser dont la serrure semblait rouiller à mesure qu'elle essayait de flatter le geôlier. Alors qu'elle peinait à renvoyer l'intensité dont le sorcier était capable, elle se laissa maîtriser, acceptant de subir sans se débattre. Les doigts fins s'accrochaient toujours au cou mais le geste était moins certain, plus tremblant, plus hésitant. Les lèvres, elles, se laissaient rougir par une passion qui devenait la sienne, ouvrant toutes les portes que le sorcier voudrait bien enfoncer. Les yeux clos, Solveig acceptait sans se débattre, sans même réfléchir, le manque d'air, l'envie, le besoin, la tendresse, bref, tous les sentiments qui se présentait à elle. Elle devenait passive, ne contrôlant plus les pouvoirs de femme fatale et indépendante que Merlin avait pu lui donner à la naissance. Elle était soumise à un homme, à cet homme, qui avait réussi à la dompter Dieu savait comment. Triste journée que ce jour, et pourtant, la lumière qui s'échappait des luminaires maussades n'avait jamais été aussi chaleureuse et aveuglante.

Nulle trace de rage ou de vantardise. Le sang-pur l'embrassait avec une honnêteté et une humilité qui la fit frissonner. Sa main se déplaça sur le haut du corps qu'elle regrettait à présent d'être si hâtivement nu. Elle qui avait cherché à donner une impression de pouvoir se sentait sale, pourrie par une volupté si facile à porter. Et lui qui prenait son  temps, qui l'habillait d'une aura nouvelle qu'elle ne se connaissait pas, de la trace de ses doigts. Elle avait l'impression qu'il la savourait, et elle se sentait reine au creux de sa main. Qui avait osé l'embrasser, la toucher, la respirer de la sorte ? Personne, assurément. Et pourtant, lui le faisait, lui sur qui elle n'aurait jamais misé un gallion. Qui aurait pu prédire qu'il se comporterait de la sorte à son égard ? Sûrement pas elle. Alors que les mains désertèrent son épiderme, le laissant froid et mort, Solveig put au moins se réjouir de la présence toujours perceptible de ses muqueuses sur les siennes. Qu'elles restent, Merlin ! Que jamais elles ne s'éloignent ! Que sa bouche ne soit jamais repue de cette gourmandise, de cette addiction nouvelle ! Elle n'entendit pas le bruit sourd du manteau qui tomba sur le sol, seulement le bourdonnement désagréable et entêtant du sang battant contre ses tempes. Elle n'entendit pas non plus le cliquettement de boutons de chemise que l'on détachent, préférant le bruit clair d'une courte barbe que l'on frôle du bout des doigts. Tout ce dont elle se souvint, c'est de son corps, de son buste d'homme, viril par sa légère pilosité brune, qui se colla contre sa poitrine, comme on rassemble deux pièces de puzzle que l'on croyait à jamais perdues. Mais alors que leurs torses se rencontraient, faisant monter une envie plus pressante dans le cœur de la jeune femme, leurs lèvres se détachaient, comme si les deux ne pouvaient aller de paire. Non, que faisait-il ?! Solveig chercha un instant à les retenir, à les embrasser du bout des lippes comme pour en récupérer une drogue bien trop addictive. Qu'il la garde, par Merlin, qu'il l'adore comme il l'avait adorée, qu'il la touche comme jamais on ne l'avait touchée. Qu'importe l'air, le CO2 et toutes ces conneries, elle voulait s'asphyxier pour cette bouche encore, et encore, et encore. Le sorcier ne l'entendit pas, ou fit alors semblant. Elle ne voulait pas sentir cette blonde se frayer un chemin entre sa poitrine. Elle voulait ses doigts, rouleaux addictifs, qui n'avaient pas eu l'audace de s'aventurer si bas pendant leur échange. Haletante entre ses lèvres, elle attendit, consentante, qu'il lui assène le coup fatal. Elle avait perdu et avait accepté son sort. Les yeux toujours fermés, refusant de voir ce visage qui devait être satisfait, elle entendit ces mots, incroyablement moqueurs et tellement douloureux :  « Vous venez juste de me prouver le contraire, mais soit, comme vous l’évoquiez, ce ne sera donc jamais » Et il partit, la laissant là, penaude, perdue, nue, pudique. Un instant, elle pensa à le supplier comme un chat abandonné vous supplie de l'emmener chez vous. Elle avait froid, loin de lui, constat qu'elle accepta sans se débattre. A quoi bon nier, après tout ? Mais la fierté reprit bientôt le dessus, apparaissant doucement dans son esprit, sans pour autant effacer les effluves de naïve faiblesse qui l'avait envahies. Puisqu'elle ne pouvait plus le détester comme avant, elle feindrait, et il la détesterait à son tour, et il oublierait l'avoir un jour embrassée. Elle garderait pour elle seule le sentiment qu'elle avait osé éprouver, sentiment honteux qu'elle n'imaginait pas partager par Zawodzkai. Devenant à présent pudique face à ces pupilles qu'elle estimait depuis peu, son bras droit cacha du mieux qu'il put sa poitrine alors que l'autre essayait à travers quelques maladroits tâtonnements, de prendre soutien-gorge ou débardeur. La veste noire se présenta à ses doigts et la sorcière s'empressa de l'enfiler, attachant le seul bouton présent au niveau du nombril.

« Je ne refuse jamais ce genre d'invitation. Sachez que la passion est la même dans tous les baisers que j'ai l'occasion d'offrir ou de recevoir. Ne vous sentez pas privilégié par l'attention que j'ai pu vous porter. » Menteuse. Elle avait croisé les bras sur sa poitrine, le défiant d'un regard qu'elle voulait moqueur. Menteuse. Un rire cynique échappa de ses lèvres encore rougies dont elle appréciait toujours le goût de celles du sorcier. Menteuse. Etourdie encore par leur échange passé, elle s'approcha à son tour à du bureau et s'assit à côté de l'ancien noir, laissant sa jambe toucher celle de son ancien amant. Un instant, elle se permit de le dévisager, le brûlant de ses rétines acier, comme pour graver à jamais sa physionomie dans les tréfonds de son âme. Qu'est-ce qu'il était élégant, à fumer de la  sorte, l'air volontairement nonchalant. Son profil offrait une mâchoire dure, autoritaire, dont elle avait presque peur à présent, malgré ses convictions de femme franche et libre. Le regard était lointain, noir malgré la clarté de l'iris, intransigeant et fier. Jamais elle ne verrait une lueur de tendresse ou de compassion à son égard, elle en était persuadée. Il la rabaisserait à jamais du regard, l'ensevelissant chaque jour, chaque fois, un peu plus dans la faiblesse et la dépendance. Si elle s'attachait, elle était morte et il risquait de la détruire, pour son simple plaisir. Le pire, c'est qu'elle ne lui en voudrait même pas. Gourde. D'un geste rapide, elle saisit la cigarette qu'il avait aux doigts et la regarda avec une fascination nouvelle. « Je n'ai jamais fumé. Mes amants ne me l'ont jamais autorisé. » Un sourire enfantin se dessina sur les lèvres de la jeune femme auxquelles elle porta finalement le cylindre. Inspire. Regarde briller le lumineux rouge. Laisse l'addiction s'emparer de tes poumons. Expire...sans tousser...Fail ! Quelle idiote ! Qu'allait-il penser, maintenant ? Se reprenant rapidement, bien que ses yeux se soient rougis, elle observa cette main et son nouvel accessoire. Une grimace étira ses lèvres. « Une cigarette est un peu le prolongement d'une main. Pas sur moi, apparemment » Arrête d'être ridicule et rends lui son mégot ! Elle écouta sa conscience et, toujours silencieusement, observa Demyan Zawodzkai maîtriser bien mieux qu'elle l'art de fumer. « Sur vous, si. » qu'elle murmura, bien trop admirative pour être honnête. Elle combla sa gêne nouvelle par un rire moqueur qu'elle saupoudra d'un lever de sourcil sérieux. « De longues années de pratique, assurément. » Pouvait-elle lui avouer qu'elle le voulait, là, maintenant, sur ce bureau, dans cette salle de classe, dans cette école et malgré la différence de leurs sangs ? Pouvait-elle montrer aussi fièrement sa nouvelle dépendance à ses lèvres ? Qu'elle arrête de le fixer, par Merlin, il allait se moquer, la rabaisser, et il serait satisfait d'avoir ainsi gagner la clé de ses sentiments. C'était grotesque, en plus ! Zawodzkai ! Le professeur le plus grognon du monde sorcier. Qu'est-ce qui lui prenait ? Qu'elle l'oublie, et vite ! Mais ce profil, cette chemise ainsi entrouverte, et ces cheveux en bataille qu'elle avait pris grand soin de malmener. Comment pouvait-elle jouer l'indifférente ? Elle le devait pourtant, porter un masque qu'elle n'avait jamais connu et qu'elle ne maîtrisait pas. Jouer Solveig Andersen, professeur d'élixirs et de potions, libre de tout, surtout de la gente masculine, éternelle solitaire, éternelle femme fatale, libre de tout contrat, explicite comme implicite, femme moderne et fière. A contrecœur, elle posa donc une main sur la cuisse du professeur et souleva une fesse pour se hisser à la hauteur de la joue droite du sang-pur. Un baiser, triste récompense pour ne pas s'être jetée à nouveau sur ses lèvres. Une seconde, rien qu'une, et l'éternité sur cette peau que les muqueuses ne voulaient lâcher. Les lippes continuèrent leur chemin, embrassant la clavicule, pour terminer leur voyage sur l'épaule, malheureusement couverte, sur laquelle elles stationnèrent en un baiser léger de longues secondes. Elle avait fermé les yeux, refusant de se confronter à la décision qu'elle avait prise. « Nous nous reverrons... » Sûrement « …peut-être, Demyan Zawodzkai » Qu'elle lui lance son éternel sourire enfantin et libertin, qui prouvait habituellement aux hommes que Solveig Andersen était un animal que l'on ne pouvait adopter, sauvage par nature et par sang. Qu'elle sourisse, bon sang ! Elle sourit, du mieux qu'elle put, essayant d'être la plus futile possible. un sourire de chat de gouttière, si les chats pouvaient sourire. Avec rapidité, tel un félin insaisissable, elle descendit finalement du bureau et alla chercher le reste de ses vêtements au pied du tableau. Pourquoi son cœur battait vite. Il n'avait pas le droit. Qu'il se taise, bon sang ! Elle fit une boule de son linge et se précipita en direction de l'allée, accélérant à chaque pas sa marche déjà rapide, le sourire disparu depuis longtemps maintenant.

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Demyan V. Zawodzkai

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MessageSujet: Re: [Soldemy] Every since we made, eye contact I just wanted to make contact, with you   Mar 23 Fév - 20:19



❝Every since we made, eye contact
I just wanted to make contact, with you ❞
Soldemy
Vulnérabilité mise à nue, elle frisait le sublime si tant était que le qualificatif pouvait s'en révéler digne. Fragilité superbe, puissante dans sa sensibilité, le simple fait de pouvoir aussi facilement, beaucoup trop aisément, y poser un œil évanescent mais attiré relevait d’un gâchis alliciant. En fumant ainsi en l'observant longuement, il ne la dévêtait pas davantage de son regard, l’enveloppait plutôt de son attirance. Ô combien aurait-il préféré profiter, tout en lenteur, la défaire de ses vêtements, à l'instar d'un présent à la valeur inestimable où les doigts ne pouvaient, conscients de sa préciosité, se permettre d'arracher l'emballage de la même impatience capricieuse que celle d'un enfant bien trop gâté pour en mériter le contenu. Il n’y avait pourtant de vulgaire à la voir déjà à demi-découverte sous son appréciation que le contexte qui ne s’y prêtait guère. Jamais, le cadet des Zawodzkai ne se serait imaginé dans pareille situation surréaliste. Le hasard pouvait s'être joué de ses protagonistes pour les agencer en cadavre exquis pour un scénario singulier où aucun d'entre eux ne s'était concerté, sans quoi jamais pareil résultat n'aurait été obtenu. Probablement aurait-il dû continuer d’étirer son inexistence près d’elle en passant inaperçu, toujours à ses côtés et malgré tout solitaire, n’ayant rien reçu, ni vécu de n’avoir osé demander être plus qu’une ombre à qui l’affection refusait la nuit. D’une chasteté que le brun ne connaissait pas à la blonde, un avant-bras bienséant vint servir de bandeau pudique à de divines auréoles rosies de tendresse d’avoir été appuyées contre son torse, dont ses propres lippes encore humectées de leurs semblables repeignait métaphoriquement le contour séduisant, à présent dissimulé à la vue, de gris nocif, en cerclant à leur image l’air de cet instant troublant de veloutes rondes s’estompant sur leur avancée recherchée, se dispersant en anneaux fragiles prenant la direction de la dulcinée rhabillée d’une veste. « Je ne refuse jamais ce genre d'invitation. Sachez que la passion est la même dans tous les baisers que j'ai l'occasion d'offrir ou de recevoir. Ne vous sentez pas privilégié par l'attention que j'ai pu vous porter », qu'elle rejeta ce qui avait pu se passer entre eux, sous-entendant indirectement par là-même que cela pourrait se reproduire. Avec n'importe qui. Cette réflexion renfrogna en partie la physionomie du sorcier. L'ukrainien ne savait dire s'il était soulagé de l'entendre évoquer que cet échange n'avait strictement aucune valeur ou si au contraire, son amour-propre devait s'offusquer de ne pas mériter d'avantage, de ne susciter la ferveur, la différence qu'il avait ressenties, lui. Perdait-il la tête de les imaginer partagées ? Pour toute réponse à ces propos, le legilimens la perçait du bleu de ses sphères comme la connaissance en vient à mettre en lumière la vérité, lui octroyant cette sensation étrangement déstabilisante qu'il semblait savoir qu'elle mentait, déclenchant ce faisant chez l'enseignante en élixirs et potions un pouffement narquois, en partie contenu par une posture défensive, de retrait féminin, de victoire masculine. Elle s’était rapprochée de lui comme une amoureuse sentirait le besoin de quérir un dernier baiser à son amant, sans y lier ses lèvres. Venant simplement s’assoir à sa droite pour y contempler un lit chimérique qu’ils n’avaient aucunement défait si ce n’était en de pensées peu discrètes expliquant peut-être en partie pourquoi l’ancien Veles avait l’impression d’apprécier un bâtonnet où les brindilles de tabac embaumaient d’effluves une quelconque nuit réussie qu’il convenait d’achever par un dernier vice, aussi possessif de son être que l’étreinte qui aurait pu lui précéder. Recueillant l'invention moldue entre ses phalanges, la subtilisant aux siennes, la danoise s'arrêta quelques secondes sur la naissance des cendres à son extrémité afin de déclarer son statut de néophyte au prosélyte confirmé: « Je n'ai jamais fumé. Mes amants ne me l'ont jamais autorisé. » Dans un court éclat temporel d'un univers parallèle le Zawozdkai voulut lui demander à quel moment il lui avait accordé cette permission que les autres lui refusaient jusqu’alors mais cela revenait au final à avouer accepter un statut qui l'horripilait plus que d’entendement. Hors de question. Il l'avait déjà trop touchée. Après tout, ne voyait-elle pas en lui que l'un de ces pathétiques envieux qui mourraient de l'avidité aussi sourde que farouche de s’aventurer à vouloir satisfaire davantage que les lippes purpurines de la sorcière? Ces plis roses demeuraient indéfiniment les lèvres de ses désirs inapaisés. L'impassibilité du professeur de legilimancie s’étiola alors lorsqu'il scruta le contact de ces dernières avec la barre de poison. Le rictus que ses zygomatiques adoptait par habitude s’étira, ensorcelé de la voir tenir entre ses pétales délicats un élément de destruction, celui-là même que son organisme avait adopté pour trouver un autre manque à ressentir, une nouvelle souffrance à endurer que celle induite par l'absence des muqueuses qu’il fixait à présent transi et qui le dépouillaient, douces voleuses, de toute capacité de discernement. Elle toussa. Brisant le honteux souhait du sang-pur extrémiste de se subtiliser à la nicotine. Le manque d’habitude. L’irritation. Un élan de moquerie se coinça dans l’étau de la gorge serrée du slave. Si la blondinette cherchait à l’impressionner, voilà qui était raté. « Une cigarette est un peu le prolongement d'une main. Pas sur moi, apparemment », se rabaissa-t-elle toute seule, anticipant toute remarque désagréable par la parade de l’autodérision. Efficace mais pas suffisant en conclut-il.

Les doigts d’Andersen lui retournèrent le tube qui se consumait avec une lenteur plaisante. Son myocarde irrévérencieux et insoumis s’adonna à nouveau à des cognements désorganisés. Il dut se forcer de ne pas récupérer maladroitement le filtre pour le porter à nouveau à ses propres commissures, cherchant dans les toxines une bouffée nuisible à la chaleur brûlante qu'il ne connaissait que trop bien en compagnie de la jeune femme et qu'il se devait d'étouffer de son austérité naturelle. Emplissant sa poitrine, il retenait avec une aisance presque malsaine les vapeurs néfastes. Poumons comblés, bouche frustrée de ne s’être que refermée contre une addiction inanimée alors que le véritable objet de sa concupiscence la plus virulente se trouvait à portée de baiser, Demyan fit semblant de l'écouter d'une oreille distraite lui avouer qu'il s'y prenait bien mieux qu'elle avant de reporter sur elle le céruléen assombri sauvage de ses yeux bigarrés de convoitise, laissant s’exhaler de son palet la fumée d’un brasier dont Solveig demeurait la seule instigatrice, le tout sous un commentaire railleur qui s’y dissipa : « De longues années de pratique, assurément ». Lui en voudrait-elle s’il l’allongeait, là, sur le ciré du mobilier écarlate afin de lui prouver que de dépendance il n’avait qu’elle ? Meurs penchant souillé ! Eternelle bataille entre cœur et raison. Si tu savais..., déposa-t-il les restes de sa manie impure dans un cendrier de jais creusé dans de la tourmaline, écrasant la colonne blanche sous son pouce afin de reprendre le fil de la conversation: « Je reste d'avis que les mains d'un homme ont de bien meilleurs prolongements que ces cylindres éphémères. Il suffit de penser à une baguette magique, par exemple... » ... ou au corps d'une femme, il déglutit abruptement en sentant la paume de la belle prendre appui sur le milieu de sa cuisse. Qu’elle ne la remonte pas ou il ne donnait pas cher de son indifférence et de cette ardeur mal contenue ! Mises à mal, martyrisées par la tendresse avec laquelle elle se pressa contre le profil figé de peur, qu’il lui donnait en banale consolation. L’atroce silence et l’effroi qui lui servait de compagnie ne fit que confirmer une peur qu’il craignait de voir se réaliser. Elle le voulait à l’inverse de l’innocence qui l’attardait discrètement sur son visage, puis, longeant le haut de son buste tantôt découvert ou sagement protégé de cette tentation par un tissu réglisse. La retenue de l'une. La frustration de l'autre. « Nous nous reverrons… peut-être, Demyan Zawodzkai », qu'elle jeta sans gêne ni précision, descendant du bureau pour s'enfuir, ses affaires chiffonnées sous le bras. L’amoureux dut se retenir de la héler par son prénom. Il était paniqué certes, mais pas crétin non plus. D’un Collaporta informulé il verrouilla subitement la sortie, n’attendant guère qu’elle se retourne pour sauter indolemment de son pupitre personnel. Arme rangée l’ukrainien s’était déjà faufilé, désinvolte, derrière elle. Collé à son dos, le brun profita de la coupe de cheveux courte de son élue lui octroyant un accès direct à son oreille dans laquelle il laissa choir quelques paroles, le timbre suave, le contenu piquant : « Où pensiez-vous aller ainsi, Mademoiselle ? », ses quenottes enrobèrent aussitôt consciencieusement son lobe, le mordillant soigneusement d’une sensualité nouvelle tandis que l’une de ses mains parcourut son abdomen, déboutonnant la petite veste cintrée masculine pour se retrouver sur son ventre nu. Solveig allait le rendre fou, si ce n'était déjà le cas. Jetant son dévolu sur son cou offert, il le combla de baisers insatiables qui paraissaient aimer le mal qu'ils faisaient à leur propriétaire d'obséder de la sorte sur un épiderme défendu, parsemant d'amativité son chemin délicieusement prohibé, tandis que sa seconde menotte rejoignit la première au niveau de son nombril, la laissant emprunter une voie encore plus dangereuse, remontant avec une lenteur calculée l’ensemble de son buste en caresse défendue, où il l'amignonna, évitant néanmoins de frôler deux bombés affriolant, s’arrêtant l’avant-bras entre ses seins, ses doigts présents autour de sa gorge sans serrer pour autant, susurrant enfin, ayant cessé d'embrasser de manière étourdissante la courbe de sa nuque : « Si vous avez véritablement l'intention de vous échapper, ayez au moins la décence de vous rhabiller correctement avant de vous précipiter hors de mes quartiers. Je veux bien que vous vous fichiez de votre image mais pensez à nos chers collègues, aux étudiantes surtout… Vous ne voudriez pas que qui que ce soit dans cet établissement colporte qu'il suffit de se dévêtir dans ma salle de classe pour m'intéresser, si ? », assena-t-il en coup final, la plantant brutalement avec l'inconfort de s’être contentée de jouer avec un feu qui l'avait pour sa part depuis longtemps embrasé.

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Solveig A. Andersen

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MessageSujet: Re: [Soldemy] Every since we made, eye contact I just wanted to make contact, with you   Mar 23 Fév - 20:20



❝Every since we made, eye contact I just wanted to make contact, with you ❞
Demyan & Solveig
Libre. Enfin. Elle pouvait à présent espérer remettre de l'ordre dans cet esprit qui n'était malheureusement plus le sien. Ses doigts serraient fort les vêtements qu'elle tenait, à les transpercer presque, comme pour évacuer de la sorte une nervosité qu'elle ne se connaissait pas. La porte, l'air, la réalité. Bientôt, enfin. Alors qu'elle se précipitait vers elle le souffle court, elle la vit se refermer devant ses yeux qui s'agrandirent d'horreur. La danoise arrêta sa course, se sentant à présent prisonnière. Il se rapprochait, elle pouvait sentir sa présence et entendre ses pas feutrés. Que lui voulait-il, encore ? N'était-il pas déjà repu de leurs échanges ? Bien sûr que non et la sorcière comprenait elle-même pourquoi. Elle l'avait planté là, sans justification, les laissant tous les deux dans une frustration qu'elle n'aurait jamais cru possible. Elle l'avait abandonné sans s'accorder le droit de passer une main hésitante sur le torse qui s'offrait à elle, ou d'embrasser pour une énième fois ses lèvres. Elle avait fait son choix et l'avait regretté à chaque pas qu'elle avait fait vers la sortie. Etait-il nécessaire qu'il revienne et qu'il avorte cette fugue tant désirée ? Ne comprenait-il pas les effets néfastes que sa présence produisait chez Solveig Andersen ? Visiblement non. Les pas s'arrêtèrent juste derrière la jeune femme qui sentit bientôt un souffle chaud caresser sa nuque puis un buste d'homme, imposant, effrayant, intimidant se glisser contre son dos. Les yeux fermés, la danoise essayait de ne pas se perdre une nouvelle fois et de ne pas écouter les pulsions chaudes qui montaient si facilement du ventre à sa gorge, l'empêchant volontairement de trouver une respiration sereine. « Où pensiez-vous aller ainsi, Mademoiselle ? » Elle était incapable de répondre, bien trop occupée à refréner cette vilaine envie de l'amadouer à son tour d'une réplique des plus ambiguës. Si elle entrait une nouvelle fois dans son jeu, elle pouvait dire adieu à son envie d'évasion et installer ses quartiers, au moins pour la nuit, dans cette salle de classe inquiétante. Mais, n'était-ce pas ce que le professeur de légilimancie attendait, sous ces mots voluptueux, remplis d'une sensualité affriolante ? A bien y réfléchir, la sorcière n'avait pas grand chose à perdre, ayant abandonné depuis longtemps sa dignité dans les bras des hommes qui l'avaient un jour attirée. Un de plus ou un de moins, qu'est-ce que cela changeait ? Rien, bien sûr, mais Solveig refusait, volontairement, comme jamais elle n'avait refusé, et sans aucune raison valable. Elle restait donc là, silencieuse, souffrant de ces lèvres qui s'emparaient physiquement de son oreille et qui provoquaient en elle de violents frissons, et de ces mains, puissantes par leur taille, qui s'appropriaient son ventre avec une facilité inquiétante. La sorcière laissa échapper un léger soupir de plaisir alors que la bouche de l'ukrainien descendait doucement sur sa nuque. Elle se perdit dans les milles baisers frivoles qu'il déposait sur son épiderme, baisers qui, malgré leur malice visible, se sédentarisaient sur son être sans qu'elle ne le leur ait permis. Ses mains, elles, incroyablement chaudes, l'amadouaient et déboutonnaient son vêtement. Un peu tremblante, Solveig envoya l'une des siennes à leur rencontre et entremêla ses doigts à ceux d'une, la retenant de s'aventurer plus loin alors qu'elle l'emprisonnait, implorant ainsi sa pitié. Vain espoir. Déjà, sa seconde remontait le cours de son corps, l'obligeant à supplier intérieurement tous les dieux de la laisser en vie après une telle torture. Solveig pouvait sentir son sang brûler dans ses veines, l'étouffant, la noyant dans des flots de désir. Qu'est-ce qui la retenait, finalement ? Rien ni personne. Même Zawodzkai la poussait au péché alors que ses doigts s'emparaient de son cou, faisant d'elle sa prisonnière. Même Zawodzkai... « Si vous avez véritablement l'intention de vous échapper, ayez au moins la décence de vous rhabiller correctement avant de vous précipiter hors de mes quartiers. Je veux bien que vous vous fichiez de votre image mais pensez à nos chers collègues, aux étudiantes surtout… Vous ne voudriez pas que qui que ce soit dans cet établissement colporte qu'il suffit de se dévêtir dans ma salle de classe pour m'intéresser, si ? » Pardon ? Il était sérieux, là ? Lui qui la retenait comme un amoureux transi de partir en l'amadouant de caresses osait à présent prononcer ces mots contre son oreille, avec le cynisme qu'elle lui connaissait si bien. Etait-il obligé d'utiliser de telles ruses, de l'emprisonner dans ses bras et de la couvrir de baisers pour aborder le font véritable du problème ? Ne pouvait-il pas tout simplement lui dire « Hey, Andersen, avant de partir, habille-toi, que mes futures conquêtes ne te balancent pas des citrouilles à la sortie ! » en fumant sa cigarette sur son insupportable bureau rougi par leurs préliminaires ? Elle lui en voulait d'être à ce point irrespectueux, de la rabaisser ainsi de sa voix si doucereuse.

Après avoir été un instant médusée, Solveig, les yeux plus ouverts que jamais et la gorge serrée de colère et de déception, arracha brutalement ses doigts de ceux de l'ancien Vélès. Essayant tant bien que mal de garder son calme et de ne pas lui balancer à la tête toute sa frustration, elle retira ensuite cette paume qui habillait son cou, forçant le sorcier à ne plus l'enlacer comme il le faisait. Ainsi dégagée de son emprise, elle enleva la veste, tremblante de rage et de frustration, affichant une nouvelle fois une féminité que le sorcier ne pouvait néanmoins voir. Mécaniquement, elle enfila donc son débardeur, sans prendre la peine de mettre la lingerie blanche et couvrit ses épaules du noir qu'elle venait d'enlever. Sa gorge était nouée, nouée par la colère et une peine qu'elle n'arrivait pas à s'expliquer. Zawodzkai était tellement...méprisant et détestable qu'elle ne savait même pas comment elle faisait pour continuer à ressentir cette envie qui lui tiraillait l'estomac. S'il savait, s'il s'imaginait ne serait-ce qu'un instant la lame qu'il venait d'enfoncer dans sa chaire, peut-être qu'il ne la retiendrait pas tant pour la forcer ensuite à partir. A quel jeu jouait-il avec elle ? Quel plaisir étrange prenait-il à la voir ainsi tiraillée ? S'il espérait, par ce geste, se faire supplier par une voix désespérée, il avait tout faux. Solveig ne s'abaisserait pas, et même jamais, à lui donner ce genre de satisfaction. S'il jouait de la sorte avec ses émotions, mieux valait pour elle ne rien ressentir, ou en tout cas ne pas lui montrer. Et si elle s'amourachait ? Le geste qu'elle avait entrepris pour remettre en place les manche de sa veste s'arrêta. Non, ça ne lui arriverait pas. Ça ne devait pas arriver. Restreignant comme elle pouvait les pulsations effrénées de son cœur, la sorcière laissa un long soupir s'échapper de sa gorge, soupir qui lui permit, le temps d'un instant, de reprendre un peu son souffle. « Je dis à la prochaine de vos amantes d'entrer ou je lui dis d'attendre le temps que vous vous rhabilliez et que vous calmiez l'expression bien trop visible de vos envies à mon sujet ? » Un instant, la vision d'une autre femme collée contre le tableau ou allongée sur le bureau lui vint en tête et elle commença à manquer d'air. Connard de Zawodzkai. « Ne te bloque pas une hanche durant tes futurs ébats, Demyan ! » Le tutoiement pour remettre les choses à niveau. Le tutoiement pour ces yeux fourbes sur lesquels elle avait eus le malheur de s'arrêter. Le tutoiement, parce qu'à présent, ils se connaissaient. Le tutoiement, enfin, parce qu'il n'y avait plus rien de séduisant dans leurs actuels échanges. D'un pas décidé, elle s'éloigna donc du professeur et, d'un sortilège informulé, ouvrit la porte en grand pour sortir. Elle la laissa ensuite claquer derrière elle et, tremblante, le professeur d'élixirs et de potions s'engouffra dans sa propre salle. Quel con, mais quel con ! Ces mots lui trituraient l'esprit violemment. Visiblement tourmentée, l'adulte malmenée par des sentiments bien trop adolescents pour être les siens, trouva le réconfort du mur de pierre, puis du sol contre lesquels elle laissa son cœur difficilement s'apaiser et sa gorge se dénouer.

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